En effet, dans un communiqué rendu public hier, l’intersyndicale de la Fonction publique appelle ses milliers d’adhérents à suivre massivement le mot de grève décidé d’un commun accord lors de la fameuse réunion du 12 avril dernier.
Entre-temps, les dix syndicats qui composent cette structure, constatent que les pouvoirs publics opposent une fin de non recevoir à leur plate-forme de revendications basée essentiellement sur l’augmentation des salaires et l’élaboration de statuts de ce personnel.
Ainsi, le syndicat national des administrateurs (SNAPAP), ceux des vétérinaires (SNVFAP), de l’Education SNTE et SNPEPM ainsi que les principaux syndicats autonomes du secteur que sont le CNAPEST et le SATEF ont décidé de recourir à la dernière voie de recours pour se faire entendre.
«Suite à la non réponse des pouvoirs publics aux différents appels au dialogue et vu le mutisme et l’indifférence affichés à l’égard de notre plate-forme de revendications déposée à la Chefferie du gouvernement, nous avons décidé d’observer une grève nationale d’une journée», lit-on dans le communiqué rendu public hier.
Trois principales doléances motivent la montée au créneau de l’intersyndicale. Il s’agit de l’augmentation des salaires des fonctionnaires de la Fonction publique, de l’ouverture du débat sur le statut de la Fonction publique et enfin la défense du droit syndical.
Concernant le premier point, la réponse du président de la République le 1er mai dernier, qui avait renvoyé le dossier à la prochaine tripartite, dont la date n’est pas encore fixée, ne semble pas avoir convaincu les protestataires.
Cela est d’autant plus plausible que Bouteflika n’a pas voulu s’engager concrètement dans la satisfaction de cette revendication qu’il a liée à la croissance économique tout comme son Chef du gouvernement. De la même manière, la promesse de Ouyahia d’examiner le projet de statut de la Fonction publique avant la fin de l’année ne semble pas avoir de grâce aux yeux des syndicats qui ont eu à entendre le même discours depuis 1997.
Enfin, s’agissant de l’exercice du droit syndical, cela reste un vœu pieu tant les pouvoirs publics ne tolèrent pas que les travailleurs, surtout pas ceux de la Fonction publique recourent à des journées de protestation. Reste à vérifier sur le terrain la capacité de mobilisation de cette intersyndicale mais surtout la portée de cette action unitaire.
Par Amine Makri - La Voix de l'Oranie
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