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Actualité

 

Conseil d’association Algérie-Union européenne

 

Le premier Conseil d'association Algérie-Union européenne, attendu et accueilli favorablement par l'UE, se tiendra demain, moins de deux mois après le premier report en raison du «manque flagrant de préparation» de cette session.

Cette première session du Conseil d’association, qui porte sur les fronts baptismaux la coopération institutionnelle entre les deux parties, se déroulera en deux temps avec une présence de hauts responsables de la partie européenne.

Un petit-déjeuner consacré à l’échange de vues sur les questions de politique internationale sera organisé mardi matin et réunira la délégation algérienne présidée par le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Mohammed Bedjaoui, et une importante délégation européenne.

Forum Algérie : Discutez avec la communauté algérienne



Celle-ci sera composée notamment du haut représentant de la politique extérieure et de la sécurité commune de l’UE, Javier Solana, de la ministre autrichienne des Affaires étrangères et présidente en exercice du conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE, Mme Ursula Plassnik, et la commissaire européenne chargée des relations extérieures et de la politique européenne de voisinage, Mme Benita Ferrero-Waldner.

D’autres responsables de la diplomatie européenne (Espagne, Portugal) prendront part à ce petit-déjeuner politique, au cours duquel seront exposés les visions des deux parties, tant sur le Maghreb, le Moyen-Orient, l’Afrique, le Soudan et autres questions brûlantes d’actualité.

Une des raisons «diplomatiques» du report de la session prévue en mars dernier, note-t-on, avait trait à la sous-représentation de la partie européenne, dans la mesure ou la présidence en exercice de l’UE ne devait déléguer qu’un secrétaire d’Etat, et seule Mme Benita Ferrero-Waldner avait confirmé sa présence à la rencontre avec la délégation algérienne.

Le petit-déjeuner sera suivi dans la même matinée de la première session du Conseil d’association, un «moment solennel», qui permettra à chaque partie d’exposer son évaluation, ses perspectives, les attentes et les priorités de la coopération bilatérale, neuf mois après l’entrée en vigueur de l’accord d’association.

Cinq groupes de travail thématiques seront installés à cette occasion et couvriront tous les domaines de la coopération institutionnalisés : «agriculture et pêche», «industrie, commerce et services», «environnement, transport et énergie», «justice et affaires intérieures» et «société de l’information, recherche et innovation».

L’instauration des groupes de travail et non des sous-comités au sens des dispositions du Conseil d’association, permettra d’entamer les travaux incessamment, sans attendre la mise en place de ces comités, qui nécessitent de plus longues négociations portant sur leur statut, domaines de compétence, références et ordre du jour.

Un des principaux volets de cette coopération institutionnelle aura trait à la coopération énergétique, dans la perspective, annoncée depuis la rencontre à Bruxelles, en février dernier du Chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, d’établir un «partenariat énergétique stratégique».

Les discussions techniques sont déjà en cours entre le ministère algérien de l’Energie et des Mines et l’exécutif européen.

D’ailleurs, la Commission européenne indique souhaiter la signature d’un mémorandum ou d’un protocole d’accord entre les deux parties définissant les objectifs, les attentes et les modalités de la mise en œuvre de ce partenariat, à l’image du partenariat existant entre l’UE et la Russie.

L’Algérie est le deuxième fournisseur de gaz à l’UE (30% des importations européennes), après la Russie et avant la Norvège, rappelle-t-on. Sa place sur le marché européen est appelée à croître.

La nouvelle politique européenne de l’énergie adoptée en mars dernier par le Conseil européen (la plus haute instance de l’UE), reconnaît à l’Algérie «un rôle stratégique croissant» notamment en matière de gaz naturel liquéfié (GNL), une des priorités de la politique énergétique européenne et appelle à la mise en place d’un partenariat énergétique.

Le Conseil devrait également finaliser le protocole additionnel qui étendrait aux dix Etats membres, qui ont adhéré à l’UE en mai 2004, la ratification de l’accord d’association.

L’absence de ce protocole a fait que ce document n’était pas prêt à l’approche de la session prévue en mars dernier et a constitué l’une des raisons de son report, avec l’indisponibilité d’un règlement intérieur, et l’absence d’accord sur la constitution des groupes de travail.

La session de mardi devrait également aborder la question du soutien de l’UE à l’adhésion de l’Algérie à l’OMC, comme l’Union s’y était engagée de sa propre initiative, dès 2002, et lancera la finalisation du programme de coopération pour les années 2007-2009.

Parallèlement, l’UE rendra public une «déclaration politique» qui exprimera le panorama de la vision, les attentes et le diagnostic de l’Union aussi bien sur la coopération bilatérale que sur les réformes entreprises par l’Algérie, en passant par l’approche européenne sur l’intégration régionale, et les questions d’actualité internationale dont les ADM, et les priorités qu’elle affecte à cette coopération institutionnelle (immigration).

L’UE affirme vouloir «soutenir ces réformes» tant en matière économique que politique et l’appréciation générale de la situation en Algérie qui a positivement évoluée.

Après le premier report de la première session en mars dernier, rappelle-t-on, Mme Benita Ferrero-Waldner avait adressé un message au ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Mohammed Bedjaoui, admettant implicitement le bien-fondé de la demande du report de cette réunion en «partageant le souci que cet évènement important dans la relance de nos relations bilatérales reçoive toute l’attention et soins nécessaires quant à sa préparation».

Par Redouane A. - Le Jour d'Algérie

   
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