Visite du Président vénézuélien Hugo Chavez en Algérie
L’hôte de l’Algérie a eu à examiner les questions bilatérales et internationales d’intérêt commun avec son homologue algérien.
La visite officielle de deux jours qu’a effectuée le Président de l’Etat vénézuélien, Hugo Chavez Frias, a pris fin hier. Il a été salué à son départ par le Président Bouteflika.
L’hôte de l’Algérie a eu à examiner les questions bilatérales et internationales d’intérêt commun avec son homologue algérien. Ils ont signé un accord relatif au transport maritime et un mémorandum d’entente sur les échanges entre les instituts diplomatiques.
Hugo Chavez Frias était accompagné d’une importante délégation du gouvernement vénézuélien. S’inscrivant dans le cadre de la réaffirmation des liens traditionnels d’amitié et de coopération entre l’Algérie et le Venezuela, cette visite a permis aux deux Présidents de s’entretenir en tête-à-tête et élargir par la suite les entretiens aux membres des deux délégations.
Les discussions ont porté principalement sur l’état des relations bilatérales ainsi que sur les voies et moyens permettant de leur insuffler une nouvelle dynamique. Les deux Présidents se sont félicités de la mise en œuvre effective de l’accord portant suppression de visas pour les nationaux des deux pays détenteurs de passeports diplomatiques ou de service.
Ils ont aussi exprimé leur satisfaction quant à la conclusion de ces accords qui contribuent au renforcement du cadre juridique des relations bilatérales. Ils se sont également félicités des résultats enregistrés à l’issue des travaux du comité de suivi de la première session de la commission mixte de coopération algéro-vénézuélienne.
Dans ce contexte, ils ont convenu de l’opportunité et de la nécessité de prendre en charge les domaines d’intérêt commun dans le cadre de la commission mixte intergouvernementale algéro-vénézuélienne et ont décidé de la réunion dans les meilleurs délais possibles.
Les deux magistrats se sont félicités de la décision de leurs gouvernements de mener, régulièrement, des consultations politiques dans le cadre du Mémorandum d’entente conclu par les deux ministères des Affaires étrangères en 2000.
En réaffirmant leur renforcement, mutuellement bénéfique, de réaliser à travers un travail soutenu de connaissances réciproques des capacités et potentialités de chaque partenaire, les deux chefs d’Etat se sont informés sur les réalisations et évolutions intervenues dans leurs pays respectifs. Le Président Bouteflika a salué les efforts d’intégration régionale en Amérique latine et a exprimé son intérêt pour les progrès enregistrés par le Venezuela en matière de réformes économiques.
Pour sa part, Hugo Chavez Frias a salué les avancées significatives réalisées par l’Algérie en matière de réconciliation entre tous les Algériens.
Ce qui leur a permis de mener à bien l’entreprise de développement national.
Le chef d’Etat vénézuélien a exprimé sa conviction que le programme très ambitieux de consolidation de la croissance et les réformes qui l’accompagnent conforteront les acquis engrangés et contribueront activement à relever les défis qui se posent à la société algérienne. La coopération dans le domaine des hydrocarbures a été aussi un autre point sur lequel se sont entretenus les deux Présidents, dans le but de stabiliser les prix du pétrole sur le marché mondial.
Ils ont également souligné que la densification et la diversification des relations bilatérales nécessitent la promotion qualitative des échanges à travers la mobilisation des capacités des deux pays.
Les deux Présidents ont relevé la nécessité de réactiver les accords de coopération dans le domaine de l’audiovisuel, notamment entre les chaînes de télévision, la Radio nationale algérienne et la Radio nationale du Venezuela et entre les agences de presse aussi.
Les deux Présidents ont examiné, en outre, les possibilités qui s’offrent pour hisser les relations économiques et commerciales au niveau des relations politiques, en soulignant la nécessité pour le Conseil de sécurité de continuer à améliorer ses méthodes de travail de manière à ce que les Etats qui n’en sont pas membres participent davantage à ses travaux, afin qu’il réponde mieux de son action devant l’ensemble des Etats membres et qu’il fonctionne dans une plus grande transparence.
Djamel Oukali - Le Soir d'Algérie
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