L’Algérie renforce sa législation contre la cybercriminalité
Après avoir rappelé l’importance de la lutte contre la cybercriminalité dans un contexte international et à l’échelle locale, Boudjemaâ Haïchour, ministre de de la Poste et des TIC a insisté, hier, sur «la nécessité de la mise en place d’un dispositif juridique, qui serait accompagné ou précédé» d’une démarche pédagogique. Intervenant à l’ouverture du séminaire qui s’est tenu à l’ l’hôtel
El Aurassi sous le thème “Promouvoir une cybersécurité mondiale”, et à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des télécommunications, le docteur Haïchour a souligné l’urgence «de l’élaboration d’une charte internationale de gouvernance de l’Internet dans la transparence, la démocratie et l’inclusion”.
Cela en parallèle, a-t-il ajouté de la «mise en place d’un groupe de travail composé de représentants de plusieurs départements ministériels sous l’autorité du ministère de la Justice, garde des Sceaux pour définir un dispositif juridique visant à renforcer le cadre légal de lutte contre les crimes et délits liés au système informatique et aux technologies de l’information et de la communication».
Revenant au volet information, qui est si nécessaire à l’application de la batterie juridique, le ministre l’a qualifié de «clef de voûte de la stratégie nationale en matière de cybersécurité». Un volet qui va de pair avec «les actions préventives à prendre à tous les niveaux», a-t-il expliqué.
Les trois opérateurs de la téléphonie mobile exerçant sur le marché algérien ont été invités par le
Dr Haïchour «à prendre toutes les dispositions pour se conformer aux obligations fixées dans leurs cahiers des charges, notamment en matière d’identification de leurs abonnés ou de leurs clients détenteurs d’une carte prépayée».
Cette clause est impérativement liée à l’obligation «d’assurer la confidentialité et la protection des informations nominatives sur les clients».
Habiba Ghrib - Le Jour d'Algérie
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