Adhésion de l'Algérie à l'OMC
Le 10ème round de négociation pour l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce devra se tenir en juin, a rappelé jeudi le ministre du Commerce, El Hachemi Djâaboub, en marge de la tenue des travaux de la 3ème session ordinaire de l’UGCAA.
Une rencontre à travers laquelle la délégation algérienne n’aura pas grand-chose à négocier. En effet, le gouvernement a clairement signifié aux membre de l’OMC ne pas reculer sur les dossiers de la discorde, tels que l’interdiction de l’importation des véhicules de moins de trois ans et les subventions agricoles.
Le ministre du Commerce a d’ailleurs indiqué lors de la réunion de l’Union générale des commerçants et artisans d’Alger que «la balle est dans le camp des membres de l’OMC». Et comme pour réaffirmer qu’aucune autre concession ne sera faite, il a ajouté que «l’Algérie a accepté d’opérer plusieurs amendements et abrogations» demandés par l’OMC qui normalement devraient lui ouvrir les portes de l’organisation.
En fait, selon les spécialistes, la délégation qui s’envolera à Genève s’attend à récolter le fruit d’un travail diplomatique intense opéré par le gouvernement en vue de sensibiliser les plus hostiles à l’adhésion de l’Algérie à l’OMC afin de franchir la dernière étape des négociations et la rédaction du fameux rapport final.
Le déplacement de Ahmed Ouyahia à Bruxelles et du MAE, Mohamed Bedjaoui, aux Etats-Unis d’Amérique s’inscrivaient dans cette perspective.
S’agissant de l’accord d’association avec l’UE, le ministre a rappelé que son entrée en vigueur depuis septembre 2005 «n’a engendré aucune turbulence susceptible d’ébranler le marché national en matière d’import-export», a rapporté l’APS.
Cet accord, de son point de vue, «ne constitue pas uniquement un canal d’importation mais favorise également l’exportation de produits agricoles et industriels algériens vers l’Europe», pour peu que l’Europe ouvre son marché aux produits algériens, plaident les opérateurs nationaux.
A cette préoccupation, le ministre a expliqué que «l’accord contient des clauses permettant la révision de certains dysfonctionnements relevés dans le marché national».
Il est certain, selon Djâaboub, que «l’Algérie recèle des ressources naturelles et des produits industriels et agricoles valables à l’exportation».
Outre l’accord d’association et l’OMC, le département de Djâaboub travaille sur le dossier de création d’«une zone arabe de libre-échange». A ce sujet, il a indiqué selon l’agence officielle «qu’un accord a été signé par certains pays, mais qui n’est toujours pas entré en vigueur, car les règles de cette zone ne sont pas encore définies».
Par Ghania Amriout - Quotidien Oran
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