Des patrons pour l'augmentation des salaires en Algérie
L’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA) a annoncé, jeudi dans un communiqué à l’issue de la réunion ordinaire de son bureau national, qu’elle est favorable à une augmentation des salaires mais cela devrait passer par une révision à la baisse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
L’AGEA «accorde un avis favorable à l’augmentation des salaires et à une juste rémunération des salariés, qui demeurent en dépit de tout commentaire politico-économique et de toute surenchère, la cheville ouvrière d’une économie nationale saine», lit-on dans ce communiqué.
Aussi l’AGEA estime que l’Etat doit revoir à la baisse la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) afin d’encourager les entreprises, particulièrement celles activant dans le secteur du BTP, à recruter massivement la main-d’oeuvre. Les entrepreneurs proposent une baisse conséquente de la taxe sur la valeur ajoutée à 5% au lieu de 17% actuellement.
La révision à la baisse des taxes imposées sur les entreprises va permettre, selon l’AGEA, le perfectionnement des «règles nationales de construction et contribuer ainsi à la suppression des obstacles de recrutement d’une main-d’oeuvre de talents sans porter atteinte aux intérêts socioprofessionnels des uns et des autres».
L’association a également annoncé qu’elle oeuvre pour la création d’une Mutuelle des chefs d’entreprises et des investisseurs qui aura pour mission principale l’institution d’»une culture de recouvrement et de prise en charge socioprofessionnelle efficace et sûre des employeurs et de leurs employés».
L’AGEA s’est déclarée aussi favorable pour l’accélération des réformes de l’économie du pays afin de répondre aux exigences de la globalisation et faciliter la mise à niveau des entreprises algériennes.
Les investisseurs privés, membres de l’Association, «sont conscients que le système déjà existant, rendu obsolète et délibérément désarticulé par des manoeuvres contraires à la politique volontariste de solidarité, ne répond plus aux exigences de la privatisation et de la globalisation», précise-t-on dans le même communiqué.
L’AGEA a, par ailleurs, décidé de finaliser les conventions avec le Fonds de garantie des crédits aux PME (FGAR) et les différents établissements financiers avant la fin du premier semestre 2006.
Dans ce contexte, l’AGEA compte organiser des journées d’études sur l’investissement privé national dans plusieurs wilayas du pays. L’association a déjà programmé deux manifestation à Saïda et Tizi Ouzou.
Il est à signaler que l’AGEA a établi cinq points «prioritaires» dans son programme de travail qu’elle compte réaliser durant le premier semestre de cette année, dont les propositions devant être émises lors de la prochaine tripartite prévue en septembre prochain.
Par Sofiane M. - Quotidien Oran
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