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Actualité

 

ALGERIE - TURQUIE : Un traité d’amitié et de coopération

 

Turquie Le Premier ministre turc, M. Recep Tayyip Erdogan, a quitté hier Alger à l’issue d’une visite de deux jours sanctionnée par la signature d’un traité d’amitié et de coopération entre l’Algérie et la Turquie.

En vertu de ce traité d’amitié, Alger et Ankara s’engagent à développer et à promouvoir la coopération bilatérale dans les domaines politique, économique et culturel. S’exprimant à l’issue de la cérémonie de signature, le Premier ministre turc a affirmé que ce traité d’amitié était «un signe révélateur» qui «augure d’un avenir meilleur et prospère» pour les deux pays.

La visite de Erdogan était en soi un évènement, car étant la première qu’effectue un Premier ministre turc depuis 21 ans. Cette visite aura permis à des hommes d’affaires des deux pays à se rencontrer dans le cadre d’un forum à Alger.

A cette occasion, l’appel lancé par le ministre des Participations et de la Promotion des Investissements, Abdelhamid Temmar, à l’adresse des hommes d’affaires turcs était on ne peut plus clair. Rappelant que 900 entreprises de tous les secteurs d’activité étaient proposées à la privatisation, Temmar a émis le voeu de voir les investisseurs turcs «plus présents» en Algérie, soit à travers des investissements directs, ou à travers le processus de privatisation des entreprises entamé par le pays.

Le ministre des Participations et de la Promotion des Investissements exposera nombre d’atouts structurants de l’économie nationale, notamment un taux de croissance qui «s’établit aujourd’hui à 5%, et qui devrait atteindre entre 7 et 8% dans les trois années à venir, et un taux de chômage réduit à 14% fin 2005 et devant être ramené à 12% en 2007".

«Nous avons mis en place une stratégie visant à rétablir la stabilité politique et économique du pays, permettant ainsi à l’Algérie d’enregistrer un chiffre de 8,5 milliards de dollars d’investissements étrangers en 2005", a-t-il soutenu.

Temmar a également fait part de «l’environnement d’investissement stable dont jouit actuellement l’Algérie», avec une motion particulière pour les secteurs des produits pharmaceutiques, le BTPH, la construction navale, l’industrie agroalimentaire, autant de secteurs qui peuvent intéresser les opérateurs économiques turcs.

Le ministre a également fait part des trois grands chantiers de développement lancés par le pays, à savoir le programme de soutien à la croissance et ceux complémentaires de développement des wilayas du Sud et des Hauts Plateaux.

Erdogan a, pour sa part, souligné le processus de transformation «très sérieux» lancé par l’Algérie depuis 1999, «illustré par des paramètres économiques favorables».

A propos du lancement du programme de construction d’un million de logements en Algérie, il a invité les promoteurs de son pays à suivre ce programme «de très près», estimant que l’expérience turque dans le domaine de la construction «peut être transférée en Algérie».

Erdogan a en outre affirmé que la construction de barrages, de routes interurbaines et la distribution de l’eau sont, entre autres, des domaines où la Turquie a enregistré une «évolution remarquable».

Le traité d’amitié signé à l’issue de la visite de Erdogan à Alger devra ainsi donner plus de tonus à la coopération économique entre les deux pays qui se sont engagés à encourager davantage les investissements, particulièrement en ce qui concerne la petite et moyenne entreprises (PME), et à oeuvrer à «l’échange d’expériences et de savoir-faire» dans ce domaine.

Mais pas uniquement, puisque sur le plan politique, les deux parties ont prévu l’institutionnalisation d’une réunion annuelle «de haut niveau» entre les chefs de gouvernement des deux pays ainsi que des réunions ministérielles à tenir alternativement, dans les deux capitales.

Le traité prévoit également d’encourager les actions culturelles mutuelles, en accordant une importance particulière à la promotion de la culture et à l’enseignement des langues arabe et turque dans les deux pays.

Par H. B. - Quotidien Oran

   
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