Fonction publique en Algérie
Le pacte économique et social, le code du travail, le 11e congrès et les divers, tels étaient les point inscrits à l’ordre du jour de la sixième session ordinaire de la réunion de la commission exécutive de l’UGTA, qui a eu lieu hier à la Mutuelle des travaux publics de Zéralda.
L’intervention du secrétaire général, lors de son discours inaugural des travaux de cette session, a donné à cette rencontre une autre approche, notamment sur le volet revendicatif.
En effet, Abdelmadjid Sidi Saïd a plaidé, lors de son intervention, de «l’urgence» de réviser la grille des salaires de la fonction publique, en déclarant que «l’UGTA doit attaquer aux fondements de la grille des salaires des fonctionnaires qui est devenue aujourd’hui obsolète.
En présence des autres membres du secrétariat national et de la quasi-totalité des membres de la commission exécutive nationale, le secrétaire général de l’UGTA s’est interrogé sur le fait «qu’un enseignant ou un médecin du secteur public perçoit, en fin de carrière, un salaire de 19.000 ou 20.000 dinars, alors que chez le privé on touche dix millions», ajoutant que la centrale syndicale vient de lancer une étude sur la mise en place d’une nouvelle grille des salaires des fonctionnaires».
Il dira également qu’il existe «un consensus» entre le gouvernement et l’UGTA sur l’élaboration d’un statut général de la fonction publique qui sera présenté devant le Parlement en septembre prochain.
Sidi Saïd dira que «le nouveau chef du gouvernement a donné son accord pour l’augmentation des salaires», ajoutant que cette revendication «légitime» reste un des facteurs essentiels de la paix sociale et du développement économique du pays.
Sidi Saïd, qui a félicité Belkhadem pour sa prise de fonction en sa qualité de chef du gouvernement, a salué «sa disponibilité à engager rapidement un processus de discussion avec l’UGTA sur les questions d’augmentation des salaires et du pacte national économique et social».
Il annoncera aux membres de la commission exécutive nationale que le problème des salaires impayés des travailleurs de certaines entreprises publiques sera «définitivement» réglé au mois de juin prochain.
Il s’agit, faut-t-il le rappeler, des salaires impayés de quelque 43.000 travailleurs dont les entreprises sont fermées ou dans l’incapacité de payer les salaires de leurs travailleurs. Il est à noter également que les membres de la CEN étaient destinataires du document de l’UGTA portant sur les principaux points sur lesquels s’appuie la contribution de l’UGTA au pacte national économique et social. Le document, d’une dizaine de pages, traite de deux parties.
La première a trait à une contribution préliminaire générale et à une contribution à caractère économique. Dans la seconde contribution, le document comporte les propositions de l’UGTA pour la relance de l’industrie.
Pour ce dernier point, le document en question indique les mesures d’accompagnement de la politique industrielle qui s’appuie notamment sur «le règlement de la dette, les mesures de régulation, la fiscalité, l’organisation et la promotion de la concurrence, la normalisation et l’amélioration de la qualité des produits, la réhabilitation des zones industrielles, l’adaptation et la mise à niveau du potentiel industriel, disposer de systèmes d’information performants et des mesures liées à la propriété industrielle».
Il est à noter que les travaux de la CEN se sont poursuivis dans l’après-midi et à huis clos pour débattre de la date du congrès et des questions organiques.
Par Fayçal L. - Quotidien Oran
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