Le secteur des mines et carrières en Algérie
Le secteur des mines et carrières a rapporté à l’Algérie des recettes de l’ordre de 2,2 milliards de dollars, grâce notamment à la nouvelle loi de 2001 qui a encouragé l’investissement notamment étranger à s’impliquer dans le créneau.
La déclaration est du ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, à l’occasion de la journée consacrée au bilan du secteur pour l’exercice de l’année 2005.
Plus de revenus fiscaux, de redevances, de location d’assiettes de carrière... C’est ce qui était attendu de la révision du cadre juridique. En plus de la création d’emploi.
Le groupe Orascom, un des investisseurs étrangers qui a lancé deux projets de cimenterie tout en participant à l’adjudication de 7 titres miniers dans le calcaire et les agrégats, à lui seul, a versé 50 millions de DA au Trésor public au titre de la redevance. Selon Chakib Khellil, «ces résultats sont appréciables lorsqu’on sait que le secteur n’assurait aucune recette au budget de l’Etat».
Les investissements étrangers ont atteint 50 millions de dollars. Ce qui contribue à l’amélioration du potentiel minier du pays. Le ministre prédit que l’Algérie, au regard de ses potentialités, peut passer à l’exportation à terme et limiter, sous peu, l’importation de certains minerais.
Le renchérissement des cours sur le marché international permet de réaliser ces prévisions et ouvre la voie à la matérialisation de projets de partenariat.
Le ministre rappelle ce qui est fait en matière de cadre incitatif. Il citera la loi 10-01 du 3 juillet 2001 qui définit la mission régulatrice de l’Etat et non de productrice. Le régime de la concession institué a introduit dans son sillage une somme d’avantages fiscaux, douaniers...
La loi sus-citée a également permis la cession du permis d’exploitation...
Ce nouveau contexte induit par la révision du dispositif juridique a pour conséquence de développer des activités de production extractives puisque «une trentaine de substances minérales sont comptabilisées au titre de l’année 2005 alors que 56 unités sont opérationnelles (52 privées) dans la production de sable, d’argile, de calcaire...
La production touche aussi bien le zinc, le minerai de fer que les phosphates». La production aurifère n’est pas en reste. Elle a atteint un chiffre record de 641 kg de 2002 à 2005 et ouvre la perspective de la coulée du premier lingot algérien début 2007.
L’exploitation menée en partenariat entre l’entreprise ENOR et le groupe australien GLM compte sur la mise en service des sites de Tirek et de Amesmessa qui avaient mis en relief une teneur respective en or de 17 et 14 gr / tonne.
Plusieurs groupes étrangers comme Mittal Steel, LNM, Orascom, le groupe Taurès Gold Mines (Australie), Zakhem du Liban, BPG Corp (Espagne), Western Mediterraneen activent seuls ou en partenariat avec des entreprises publiques dans l’exploitation du phosphate, du zinc, de l’or, des engrais...
Les pouvoirs publics escomptent un engagement plus prononcé des partenaires étrangers. La bonne santé des cours sur le marché y est favorable et autorise un amortissement rapide. L’ouverture de capital de certaines entreprises publiques devra, dans ce contexte, constituer un levier supplémentaire d’encouragement.
Par Omar S. - Quotidien Oran
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