Algérie : FIA, l’événement économique
La 39ème édition de la Foire internationale d’Alger (FIA) ouvre ses portes aux professionnels et aux visiteurs jeudi prochain. Une manifestation économique qui a retrouvé sa notoriété internationale grâce au retour de la sécurité.
Le retour progressif des exposants étrangers remonte à trois ou quatre ans seulement ; ce n’est qu’en 2002 que la FIA a retrouvé son succès d’antan grâce à la présence d’un nombre impressionnant d’exposants étrangers, dont la plupart avaient déserté les pavillons de la SAFEX durant les années de braise. Craignant le désintérêt des opérateurs étrangers, l’Algérie a accueilli, en revanche, durant cette manifestation une délégation française conduite par le MEDEF, suivie de la présence italienne et allemande.
Depuis, le nombre d’exposants étrangers ne cesse d’augmenter. Ce qui a permis aux PME algériennes «menacées» par l’ouverture du marché national suite à l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange avec l’UE et la prochaine adhésion de l’Algérie à l’OMC, de nouer des contacts, voire de conclure des contrats de partenariat avec des industriels étrangers.
Alors, quelles sont ces PME ? Qu’en est-il des contacts ? Combien de contrats ont été signés jusqu’à présent ? Hélas, toutes ces questions et bien d’autres ne trouvent pas encore de réponse ! Pourquoi ? Tout simplement parce que l’information à ce sujet circule très mal, pour ne pas dire qu’elle ne circule guère.
A qui renvoie-t-on la balle ! Aux concernés ou bien à la SAFEX, l’organisatrice du plus important événement économique annuel d’Algérie, qui ne cesse d’intéresser les opérateurs économiques étrangers et nationaux.
En somme, la SAFEX ne livre souvent pas les résultats des contacts entrepris entre les industriels nationaux et étrangers dont quelques-uns aboutissent même à la conclusion de partenariat.
Même certains opérateurs ont une part de responsabilité, ils préfèrent peut-être la discrétion pour tout ce qui concerne le traitement des affaires.
Bref, le nombre de contrats ne représente pas seulement un chiffre mais un baromètre réel à travers lequel les professionnels sauront statuer le potentiel de l’économie de l’Algérie.
Par Radia Djouzi - La Tribune
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