Promotion des droits de l’enfant, un programme Algérie-Unicef
La Journée mondiale de l’enfance aura, dès l’année prochaine, un impact positif sur l’enfance algérienne avec une nouvelle étape dans la coopération entre l’Algérie et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Cette étape se concrétisera par le lancement en 2007 d’un projet de programme quinquennal pour la promotion des droits de l’enfant et de l’adolescent.
C’est ce qu’a révélé le représentant de l’Unicef à Alger, M. Raymond Jansens, qui a indiqué à l’APS qu’«un programme quinquennal de coopération, développé entre le gouvernement algérien et l’Unicef pour la promotion et l’épanouissement de l’enfance sera lancé pour la période 2007-2011», tout en précisant que «ce programme spécifique s’inscrit dans le cadre de notre coopération avec l’Algérie».
La participation à ce programme, selon M. Janssens, se fera par le financement de l’apport technique, un financement évalué à «quelque 8 millions de dollars, sur une période de 5 ans». Le représentant de l’Unicef à Alger a souligné que c’est la première fois qu’il travaille «dans un pays où beaucoup d’actions sont réalisées au profit de l’enfant».
Il a lancé, dans ce contexte, un appel à tous les acteurs concernés par l’épanouissement de l’enfant, à «conforter» les acquis réalisés dans ce sens, et à apporter un appui «constant» à la convention relative aux droits de l’enfant. Selon le rapport de l’Unicef, ce programme vise un certain nombre d’objectifs, notamment celui de parvenir à ce que les enfants et les femmes «jouissent de leurs droits à un accès équitable aux services de santé, d’éducation et de protection de qualité».
Il vise également une réduction du taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans et du taux de mortalité maternelle de 25%, selon les missions attendues de ce programme qui prévoit aussi de «garantir une éducation préscolaire de qualité à 90% des enfants de 5 ans, et recommande que tous les enfants âgés de 6 à 15 ans soient inscrits à l’école et bénéficient d’une éducation de qualité».
Dans ce contexte précis, le programme envisage que les classes préscolaires soient créées selon les normes et standards de qualité et que les éducateurs soient formés pour dispenser une éducation d’éveil et d’épanouissement.
L’amélioration de la santé maternelle et infantile est au cœur de ce programme, notamment dans les Hauts Plateaux et le Sud et l’on prévoit également le renforcement du système d’information continue pour la surveillance des grossesses et des causes de décès, ainsi que la pérennisation des acquis en matière de vaccination, de prévention de la déshydratation et de la prise en charge des infections respiratoires aiguës, et des infections par le virus H5N1 (grippe aviaire).
Par Rachida Merkouche - La Tribune
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