Algérie : Les entreprises allemandes en quête de partenaires algériens
S’il y a une chose dont s’est montré convaincu hier le représentant diplomatique de la République fédérale d’Allemagne à Alger, c’est bien celle d’affirmer que l’Algérie représente désormais un partenaire privilégié pour l’économie allemande.
Son excellence, le docteur Johannes Westerhoff, installé juillet dernier à Alger, a indiqué que sa première priorité «a été de faire prendre conscience à Berlin combien l’Algérie est un partenaire privilégié» avant d’ajouter qu’à «Berlin, on semble bien comprendre cela».
M. Westerhoff tenait une conférence de presse conjointement avec le directeur général de la toute fraîche Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie, M. Andreas Hergenröther, et le représentant de l’Agence Expotec, M. Heinz Liedtke, et ce, à deux jours de l’ouverture de la plus importante manifestation économique de l’année qu’est la 39ème édition de la Foire internationale d’Alger (FIA).
Bien que l’événement fait prédominer l’aspect économique dans les relations bilatérales, M. Westerhoff a tenu a préciser que la coopération entre nos deux gouvernements transcendent largement les aspects politique et économique pour atteindre les domaines militaire, judiciaire, culturel et celui de la police pour ne citer que ceux-là.
Au sujet des négociations pour le paiement anticipé de la dette algérienne contractée auprès de l’Allemagne, estimée entre 500 et 600 millions d’euros, le conférencier a indiqué que l’accord pour l’ouverture des négociations a été donné mais qu’à sa connaissance celles-ci n’ont pas encore été amorcées. Aussi, les Allemands ne semblent pas très chauds pour l’idée de la reconversion d’une tranche de la dette en investissements.
Même si on n’établit pas de lien direct, les raisons de cette froideur, il faut aller les chercher du côté de l’environnement économique encore soumis à de nombreuses critiques même s’il enregistre, certes, une notable évolution. Ce sont essentiellement des sempiternels aspects liés aux lenteurs bureaucratiques, au problème du foncier et au système bancaire, en pleine mutation, qui reviennent en leitmotiv, en plus de la difficulté pour les entreprises allemandes de pouvoir toucher les bons partenaires pour envisager une implantation sur le marché algérien.
Pour revenir à l’objet de la conférence de presse, il faut savoir que la participation allemande à la FIA qui s’ouvre demain au Palais des expositions de la Safex représente une soixantaine d’entreprises au niveau du Pavillon allemand sans compter celles issues de partenariats avec des entreprises nationales et qui se trouveront dans le pavillon national. A noter que c’est pour la septième fois consécutive que la République fédérale d’Allemagne participe à la FIA et plusieurs firmes qui avaient participé aux éditions précédentes sont désormais établies en Algérie et participent avec des stands indépendants, d’autres s’orientent vers des foires spécialisées.
Une nouveauté, la représentation cette année de tout un land fédéral (région), celui de Hesse, avec un stand officiel. Aussi, pour la première fois, la construction du stand commun a été confiée à une société algérienne.
Enfin, l’Algérie se trouve le troisième fournisseur pour l’Allemagne au niveau africain, après l’Afrique du Sud et l’Egypte. L’Allemagne, elle, en est le cinquième pour l’Algérie.
Par Yasmine Ferroukhi - La Tribune
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