Coopération Algérie - Union Européenne
En visite à Alger, le directeur général des relations extérieures à la Commission européenne, une des institutions clé de l’Union européenne (UE), Eneko Landaburu, a tenu mardi 30 mai, en fin de journée, une conférence de presse, au cours de laquelle il a expliqué l’approche de coopération que l’Union européenne et l’Algérie ont adoptée, en vue de «consolider les liens de partenariat, de les étendre et de les approfondir».
Faisant part des conclusions de la réunion du conseil d’association, tenue le 16 mai dernier, Eneko Landaburu a souligné que celui-ci a marqué un engagement réciproque à l’effet de matérialiser les ambitions des deux partenaires, et a mis en relief les mesures à mettre en œuvre dans l’objectif de mettre rapidement en application les dernières recommandations adoptées par le conseil d’association algéro-européen.
Le directeur général des relations extérieures à la Commission européenne a rappelé que la coopération entre l’Algérie et la communauté européenne va de l’éducation à la justice et la culture en passant par l’investissement, entre autres.
Eneko Landaburu a, au cours de son séjour à Alger, eu des discussions avec les secrétaires généraux des ministères des Affaires étrangères et de l’Energie et des Mines.
Il a qualifié de fructueux les entretiens qu’il a eus avec ses homologues algériens. Le chargé des relations extérieures à la Commission européenne a déclaré qu’après le succès de la réunion du conseil d’association, un tournant décisif dans les relations entre l’Algérie et l’UE, il a été préconisé la mise en place, cet été, de groupes de travail chargés d’étudier des facilitations pour l’obtention de visas pour les étudiants, les hommes d’affaires et les citoyens qui veulent se rendre dans les pays de l’UE. Eneko Landaburu a noté que l’Algérie et l’Union européenne vont se mettre d’accord sur un calendrier, sur une approche de travail, au sujet de l’immigration. Et la politique de voisinage ?
Le conférencier a indiqué que cette question n’a pas été abordée avec ses homologues algériens, expliquant toutefois que si l’Algérie le souhaite, l’UE est disposée à discuter de la politique de voisinage. Pour l’instant, l’Algérie ne se montre pas encline à une telle question. La politique de voisinage, la Russie, par exemple ne l’a pas voulue, a rappelé le responsable européen.
Mais, a-t-il ajouté, cela ne l’empêche pas de coopérer avec l’Union européenne. Autre chapitre dans la conférence de presse tenue par le directeur général des relations extérieures, l’énergie. L’UE veut conclure un accord énergétique avec l’Algérie qui prendrait en considération les intérêts de l’Europe qui veut s’assurer une énergie gazière de plus en plus demandée, a-t-il expliqué.
Selon lui, il y a une demande de plus en plus impressionnante en matière d’énergie engendrée par les taux de croissance enregistrés en Chine, en Inde et au Brésil. L’Europe des vingt cinq, a- t- il dit, se doit de mieux s’organiser pour avoir un approvisionnement du marché sûr, qui peut être procuré par l’Algérie.
Pour l’Europe, l’Algérie est un fournisseur fiable d’énergie et nous avons besoin d’elle, et vice-versa, a encore ajouté Landaburu. Au sujet de la faiblesse des investissements européens en direction de l’Algérie ( l’aide communautaire).
Landaburu a précisé que les investissements à l’étranger ne se décrètent pas, tout en constatant le fait que le marché algérien est trop petit, et en recommandant l’adoption d’un processus d’intégration du marché régional qu’est le Maghreb, non sans faire de comparaison avec le marché européen qui représente cinq cent millions de consommateurs.
Par Youcef Salami - La Tribune
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