La demande actuelle dépasse l'offre en Algérie
Le centre pour les insuffisants rénaux inauguré en 2003, dans l’enceinte du secteur sanitaire Mohamed Boudiaf de Bouira, est le seul spécialisé au niveau de la wilaya.
Les travailleurs de ce centre tentent de satisfaire et de prendre en charge les insuffisants rénaux recensés sur le territoire de la wilaya par les services de la DSP, en mettant au profit des malades les conditions nécessaires pour les séances d’hémodialyse.
Des conditions meilleures que celles qui existaient durant l’année 2000 dans le premier centre d’hémodialyse ouvert en 1996 à l’intérieur de l’ancien hôpital de Bouira. Ce centre était alors doté d’une station ne pouvant faire fonctionner que huit générateurs d’hémodialyse.
Cependant, il semble que les moyens et les équipements dont est doté le nouveau centre, sont loin de contenter un certain nombre de malades. Pour ces derniers, il y a «une mauvaise prise en charge, en raison de l’insuffisance du nombre de machines d’hémodialyse».
Alors que du côté des responsables de l’hôpital de Bouira, notamment le surveillant du centre d’hémodialyse, il ne s’agirait que d’un problème de sureffectif en malades, car le centre est doté d’une station de traitement qui ne peut faire marcher actuellement que 17 générateurs.
Ces responsables que nous avons rencontrés sur place ont indiqué, après nous avoir fait visiter les salles de soins et des compartiments dudit centre, que le nombre de malades pris en charge est de 108, programmés selon leurs besoins, sur trois, deux ou une séance d’hémodialyse par semaine, en plus il y a dix malades inscrits sur des listes d’attente en attendant l’acquisition d’une autre machine.
Contrairement au passé, ce centre qui a coûté plus 50 millions de dinars dispose d’un néphrologue, quatre médecins généralistes, 24 paramédicaux et un laborantin, ainsi q’un technicien spécialisé en maintenance des équipements médicaux.
D’autre part, le responsable de l’association des dialysés de la wilaya nous a fait savoir que les conditions de prise en charge des insuffisants rénaux sont meilleures que par le passé.
Tout en se préparant à l’instauration d’une quatrième séance par jour afin de mieux prendre en charge les cas d’urgence, les responsables ajoutent que la solution est de créer d’autres centres au niveau de Lakhdaria, et Sour El Ghozlane afin de prendre en charge les 52 malades qui résident près de ces deux localités.
Sur ce point, nous avons appris que dans le cadre du programme spécial pour les Hauts Plateaux, la wilaya a obtenu l’inscription d’un projet pour la réalisation d’un centre à Sour El Ghozlane. Interrogés sur les doléances de certains malades, nos interlocuteurs ont fait savoir que chaque insuffisant rénal exige une hémodialyse pendant des heures qui l’arrangent dans la journée, ce qui est impossible d’après eux, compte tenu de la programmation et du manque de générateurs.
Par ailleurs, ces derniers affirment que le coût d’une séance revient à plus de 6 000 DA prise en charge par la CNAS. De plus, les malades bénéficient du transport gratuit et du remboursement des repas et ils donnent un chiffre de 9 593 séances par mois, ce qui est important en matière de prise en charge.
Plus de 32 malades sont traités au Rocormon pour revitaliser et limiter la pâleur de leur peau après chaque séance d’hémodialyse. Les responsables du centre indiquent que près de 90 doses sont injectées par semaine aux malades pour un coût de 1 256 DA la dose.
Par Nacer Haniche - La Tribune
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