Expertise pétrolière en Algérie
L’Association des pays producteurs de pétrole africains (APPA, créée en 1987) a organisé hier un séminaire sur l’expertise pétrolière à l’hôtel «Le Mercure» d’Alger avec pour objectif de passer en revue les expériences et les échanges entre les pays membres de cette association en matière de développement de l’expertise pétrolière et en évaluer l’impact sur le management de leurs ressources en hydrocarbures.
La rencontre devait concourir aussi à proposer une démarche pour pallier les insuffisances que connaissent certains pays membres. Et de mettre en commun les données d’une expertise requise. 14 pays siègent dans cette association. Outre l’Algérie, il s’agit de l’Angola, l’Afrique du Sud, le Bénin, le Cameroun, le Congo, le RD Congo, la Côte Ivoire, l’Egypte, le Gabon, la Guinée équatoriale, la Libye, le Nigeria et le Tchad. Basée à Brazzaville (Congo), l’APPA est présidée par le Bénin depuis avril 2006.
La cérémonie d’ouverture du séminaire a été présidée par le ministre algérien de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, qui a appelé les délégués et experts des pays membres de l’Association à identifier les besoins spécifiques de chaque pays en matière de formation dans l’expertise pétrolière et gazière en vue d’adopter des solutions communes. Chakib Khelil a suggéré aux membres de l’APPA de s’inspirer de l’expérience algérienne qui s’appuie sur «le renforcement des capacités humaines à travers la création d’une infrastructure de formation adéquate à savoir notamment l’Institut algérien du pétrole (IAP)».
La création de cet institut dont il fait l’éloge, a permis de battre en brèche l’idée préconçue que seules les compétences venues d’ailleurs peuvent répondre aux besoins de gestion technique des hydrocarbures.
La formation dispensée par cet établissement a rendu possible, selon lui, l’émergence d’une compétitivité dans le secteur grâce à la disponibilité d’un personnel qualifié. «L’approche algérienne de la gestion des ressources humaines s’appuie sur la conviction que les ressources allouées à la formation et au développement des aptitudes sont des investissements qui produiront d’importants dividendes dans l’avenir», a-t-il notamment dit.
Conseillant à l’auditoire de partager cette expérience avec l’Algérie. D’autant que «nos instituts de formation ne sont pas exclusivement réservés aux Algériens mais sont ouverts à tous les Africains en général et aux ressortissants des pays membres de l’APPA en particulier».
Le ministre de l’Energie devait ensuite préciser la nature de la formation dispensée par l’IAP. Ce sont des formations opérationnelles de niveau international répondant aux besoins des entreprises notamment dans les domaines de l’activité pétrolière et gazière.
Un contenu qui prend en charge, ajoutera-t-il, les besoins de l’APPA en matière d’exploration et de la production pétrolière, du raffinage, de la pétrochimie, du développement des ressources humaines et de l’acquisition et de l’adaptation de la technologie. «La mise en commun et le partage des ressources de formation constituent souvent la seule issue viable pour certains de nos pays membres pour la formation aux normes requises, leur évitant ainsi des investissements colossaux dans la création de leurs propres structures de formation», a-t-il commenté.
Lui succédant à la tribune, le secrétaire exécutif de l’APPA, le Congolais Dave Lafiaji, a reconnu que le savoir-faire algérien dans le secteur du pétrole et du gaz «a atteint d’excellents standards de performance, devenus une source d’inspiration pour plusieurs autres pays en Afrique et en dehors du continent». Le séminaire devait se terminer en fin de journée par l’adoption d’une plate-forme de recommandations.
Par Omar S. - Quotidien Oran
|