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Actualité

 

M. Benyahia à propos de l’adhésion de l’Algérie à l’OMC

 

OMC«42% des entreprises publiques sont viables»

«L’Algérie ne peut pas procéder à la convertibilité du dinar en ce moment. Une telle décision représente un véritable danger pour l’économie nationale car elle va encourager la fuite des capitaux vers l’étrangers», a affirmé, hier,

Farid Benyahia, expert économiste lors de son passage, hier au forum

d’El Moudjahid où il a animé une conférence-débat intitulant «L’impact de l’adhésion de l’Algérie à l’OMC». Pour le conférencier, l’application de cette mesure ne peut se faire que lorsque les exportations algériennes hors hydrocarbures atteindront le taux de 25% à 40% avec une versification et un équilibre dans les produits exportés.

Même avec l’absence de débat et de concertation avec les économistes, les chercheurs, les universitaires et les hommes politiques du pays sur l’adoption de ce choix, l’expert a affirmé que cette adhésion ne peut être que bénéfique pour notre pays et pour l’ensemble des opérateurs économiques nationaux et étrangers dans la mesure où elle va leur permettre de travailler selon les normes internationales surtout que notre pays possède tous les atouts lui permettant d’adhérer à cette Organisation mondiale. «L’Algérie ne peut pas rester marginalisée par rapport à la mondialisation», précisera-t-il. Le conférencier a indiqué, dans ce même sillage, que le négociateur ne peut, en aucun cas, être mis en cause pour expliquer le retard accusé pour parapher la convention. «Il se trouve qu’il y a un problème de communication et d’information.

Pour entamer ce genre de négociations, il est important de maîtriser toutes les données de chaque secteur. Chose qui n’est parfois pas facile puisque l’information essentielle est dans la base, c’est-à-dire chez les responsables des différentes entités économiques», expliquera-t-il. La privatisation est, selon l’orateur, «nécessaire pour la préparation de nos entreprises économiques à cette adhésion. Sauf qu’il faut faire vite. Le retard dans la privatisation peut causer beaucoup de problèmes», dira-t-il. Outre les entreprises stratégiques dont l’Etat doit garder une partie du capital, toutes les autres doivent être privatisées. Ainsi, les chiffres présentés par l’expert font état de l’existence de 381 entreprises viables avec un potentiel de croissance, ce qui représente 42% de l’ensemble des entreprises économiques publiques.

120 entités sont potentiellement viables et 409, soit 45% ont de grandes difficultés. M. Benyahia a indiqué que 55% des entreprises peuvent retrouver le chemin d’une croissance rapide si des solutions correctes sont trouvées. Outre la mise à niveau de notre industrie et le développement de plusieurs secteurs d’activités, le conférencier a mis l’accent sur la nécessité de développer le secteur privé. «Les pouvoirs publics doivent mettre les mains dans la poche pour aider les entreprises privées à émerger, car elles sont la source de création des richesses». Sur la levée des subventions accordée par l’Etat au secteur agricole, le conférencier dira que «le négociateur doit défendre le maintien de ces subventions comme font les Américains, les Français et autres.

L’Etat, selon lui, doit faire plus dans ce secteur, en mettant en valeur les terres abandonnées, en construisant des villages agricoles et en accordant des subventions pour l’acquisition du matériel.»

Par Nouria B. - Le Jour d'Algérie

   
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