Consulat général de France en Algérie
Le consulat d'Oran ouvrira ses portes au début de l'année prochaine. Il n’y aura pas de politique de quotas sur les visas. Le traitement des dossiers se fera sur Internet si la législation algérienne joue le jeu.
Plus jamais ça. C’est de l’histoire ancienne. Une antienne qu’on n’entonne plus au consulat général de France. Les longues et harassantes files d’attente, plus de tracasseries administratives…moins de bureaucratie soit. Fini tout ça. A la rue Abdelkader Gaddouche à Hydra on voit la vie en rose.
Même de l’autre côté du mur, l’on se montre de moins en moins sceptiques. Le visa figure désormais dans la catégorie des possibles avec à la clé des conditions de traitement de loin moins difficiles. Autre temps, autres mœurs, a-t-on envie de clamer tout haut.
Dans une petite virée qu’il a organisée pour la presse à l’intérieur des services consulaires, le consul général de France, Francis Heude, a fait valoir l’«efficacité» du nouveau système de délivrance des visas qu’il a mis en place depuis le 1er mai dernier.
Le 15-75 pour les rendez-vous
Quelque 400 visas sont délivrés chaque jour. Une nouvelle politique donc dont la clé de voûte est sans conteste le centre d’appel téléphonique 15-75 via lequel sont pris les rendez-vous des demandeurs de visas. Quelque 72 000 appels (pour renseignement ou prise de rendez-vous) ont été enregistrés depuis la mise en pratique du dispositif.
Un dispositif rendu possible, souligne M. Heude, grâce à une nouvelle loi adoptée en février dernier. C’est aussi le fruit, reconnaît-il, de l’aide de l’Autorité de régulation des postes et des télécommunications (ARPT).
La demande des visas va donc crescendo notamment durant la période estivale– entre le 15 mai et le 15 septembre–. Le rejet des dossiers est calculé autour des 5 % alors que celui concernant les courriers est de 45 %.
Dès le 1er octobre, les prix de traitement des dossiers passeront de 35 à 60 euros.
Pas de quotas
Au sujet des quotas de visa, le consul général s’est montré catégorique : il n’y a pas de politique de quotas. La délivrance du visa, assure-t-il, se fait en fonction des critères retenus. Chacun a sa chance d’obtenir le «précieux» document. Seuls les visas longue durée échappent à cette règle et sont soumis à des quotas. Les autres catégories de visas y sont exclues.
Mais cela, argue le diplomate obéit à la politique de
l’«émigration choisie» du gouvernement français. Même la future loi musclée sur l’émigration élaborée par le ministre français de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, exclut les quotas des visas, du moins pour les visas long séjour.
180 cas de fraude
Sur l’affaire des 180 faux visas médicaux, M. Heude dit s’en remettre à la justice algérienne et le procès des deux faussaires prévu, hier, a été renvoyé au 20 septembre. «Nous avons décidé de faire confiance à la justice algérienne», a-t-il souligné en insistant sur la systématisation du recours à la justice en cas de fraude. Comme ce fut aussi le cas pour les cinquante dossiers fraudés par des personnes ayant la double nationalité.
Le consulat d’Oran en 2007
Oran aura son propre consulat. C’est en théorie vers le début de l’année 2007 qu’un nouveau consulat entrera en service. M. Heude s’est enquis de l’avancement des travaux lors de son déplacement dans la capitale de l’Ouest le 10 juin dernier en compagnie du wali. Les Oranais ainsi que les habitants de l’ouest du pays seront épargnés par le long et éreintant voyage d’Alger.
Le visa par Internet ?
Projet ambitieux mais c’est à la législation algérienne de s’adapter à cette nouvelle réalité. Si tel serait le cas, le traitement et le suivi des dossiers de visas se feront via Internet.
Par Amine Goutali - Le Jour d'Algérie
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