Le groupe français Systra veut s’implanter en Algérie
Systra veut renforcer sa présence en Algérie. Le bureau d’études français envisage d’implanter dans le pays une filiale, selon son directeur général Philippe Citroën, interviewé par l’hebdomadaire français MOCI (Moteur du commerce et d’industrie).
Systra, un des tout premiers groupes internationaux d’ingénierie des transports, considère que l’Algérie est « un marché stratégique ». Actuellement, Systra ne dispose pas de représentation en Algérie. Le gouvernement algérien a lancé un « vaste plan de développement des infrastructures et les besoins sont immenses, et ce dans tous les domaines », a relevé le DG de Systra dans un entretien à MOCI.
« Le programme ferroviaire est gigantesque », mais « la concurrence est très rude » en Algérie, qui est « l’un des principaux marchés pour les contrats ferroviaires dans le monde en développement », a-t-il souligné. Pour moderniser le réseau ferroviaire, le gouvernement a en effet décidé d’investir plus de 5 milliards d’euros. Cet argent servira en grande partie à la construction, dans une première étape, de trois lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV).
Des études ont été lancées pour la construction de nouvelles LGV et l’électrification de la rocade nord des chemins de fer. Systra fait partie du seul groupement dirigé par l’italien Astaldi et le français Alstom qui a soumissionné pour la construction de la LGV entre Khemis Miliana et Bordj Bou Arréridj, sur 250 km.
L’ouverture des offres financières de ce projet, évalué à près de 3,7 milliards d’euros, est prévue pour fin juillet, selon des sources proches du projet. Pour Systra, « l’Algérie est désormais un marché stratégique », a ajouté son DG, annonçant que son groupe « envisage de monter une structure pérenne (...) qui se justifie amplement en raison de la taille du marché et des perspectives du marché algérien ».
Systra, implanté au Royaume-Uni, à Hong-Kong, aux Etats-Unis, au Canada, en Italie et en France, opère actuellement sur la ligne n°1 (9 kilomètres, 10 stations) du métro d’Alger et a obtenu, cette année, le contrat de maîtrise d’oeuvre de la première ligne du tramway d’Alger (16,3 kilomètres, 30 stations).
Ce groupe réalise également, pour le compte de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF), les études de la signalisation télécom de 27 gares.
Par Hamid Guemache - Quotidien Oran
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