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Actualité

 

La lune de miel entre l'Algérie et la Grande Bretagne

 

BouteflikaLa visite du président Abdelaziz Bouteflika, aujourd’hui, au Royaume-Uni aura, sans doute, des répercussions sur les relations bilatérales, jugées jusqu’à l’heure actuelle en deçà des espérances des deux pays.

Cette première visite d’un président de la République au Royaume-Uni intervient après plusieurs rounds de négociations entre les deux pays, notamment sur des sujets très sensibles, à savoir la consolidation des relations économiques mais surtout la signature d’accord d’extradition d’Algériens suspectés d’avoir versé dans le terrorisme et enfin régler définitivement le brûlant dossier de l’affaire Khalifa dont le premier responsable, Abdelmoumen Khalifa, a trouvé refuge en terre britannique.

Cette visite, jugée par les observateurs comme un tournant dans les dites relations, surtout que notre pays est actuellement jugé solvable par les spécialistes, permettra aussi d’encourager les investissements britanniques en Algérie. Sur le plan économique, la Grande-Bretagne a, depuis quelques années, montré son intérêt pour le marché algérien qui offre d’importantes opportunités pour les hommes d’affaires de ce pays.

Il suffit de se référer aux dernières visites effectuées entre 2005 et 2006 par de hauts responsables britanniques en Algérie et aux forums économiques organisés par la fondation Meadle East Association, organisme de coopération qui regroupe d’importantes entreprises britanniques qui activent en dehors du Royaume-Uni.

Sur un autre plan, et en dehors des accords économiques qui seront signés par les deux parties, la lutte contre le terrorisme, qui a été toujours la source de divergences entre l’Algérie et la Grande-Bretagne, sera elle aussi discutée par les deux parties afin d’aboutir à un accord définitif sur l’extradition de terroristes recherchés par la justice algérienne.

Il faut dire à ce sujet que le gouvernement de Tony Blair s’est montré jusque-là intransigeant sur la question dans la mesure où Londres, qui constituait un refuge pour les groupes terroristes et une tribune de propagande pour les extrémistes, brandit souvent les conventions sur les droits de l’Homme pour justifier son refus malgré le signe de bonne volonté survenu les 16 et 17 juin passés lorsque deux Algériens soupçonnés de terrorisme ont été livrés à l’Algérie.

Un autre problème qui pèse sur les relations Algéro-britanniques reste incontestablement l’affaire Abdelmoumen Khalifa réfugié depuis quelques années à Londres et que notre pays tente vainement d’obtenir l’extradition.

Ce problème, qui reste toujours en suspens, connaîtrait, selon les observateurs, son épilogue car la Grande-Bretagne voudrait, cette fois-ci, se débarrasser de ce dossier pour se consacrer au développement des relations économiques entre les deux pays.

Par cette visite, le président de la République tente de diversifier les partenaires économiques pour sortir de l’emprise de certains pays dont l’économie nationale dépendait. Ainsi, après avoir consolidé les relations bilatérales, notamment économiques et sécuritaires, avec les USA, l’Algérie se tourne cette fois-ci vers la Grande-Bretagne et espère que cette première visite d’un président algérien en terre britannique sera bénéfique pour les deux parties.

Par Zoubir Khélaifia - Quotidien Oran

   
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