Alliance présidentielle en Algérie, le MSP prend la présidence
Les présidents des partis politiques composant l’alliance présidentielle se sont à nouveau retrouvés hier au siège du MSP dans un cérémonial coutumier de passage de témoin de la présidence du groupe.
En effet, Abdelaziz Belkhadem a passé le flambeau à Aboudjerra Soltani qui officiera au nom du MSP à la tête de la coalition pendant un trimestre comme le prévoit les statuts de l’alliance.
Le secrétaire général du FLN, comme il fallait s’y attendre, a présenté le bilan de sa présidence dont on retiendra deux faits saillants: des journées parlementaires portant sur le NEPAD et les femmes.
Lui succédant au micro, le leader du MSP a évoqué des perspectives en termes de mise en oeuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Ahmed Ouyahia du RND joindra sa voix au discours ambiant qui amoindrit les divergences manifestes entre les trois formations politiques pour faire valoir que le pôle se porte comme un charme. Et n’est pas près de se faire hara-kiri.
Et la convocation de la rencontre périodique de tous les trois mois dans le cadre de la présidence tournante en est, à ses yeux, une preuve tangible de la continuité ordinaire du fonctionnement du triumvirat. Il annonce même que le RND soutiendra Aboudjerra Soltani au cours de sa présidence du groupe.
Exit les amabilités échangées avant le départ de Ouyahia de la chefferie du gouvernement. Des sourires de circonstance et de chaudes congratulations simulées devaient servir de vitrine à la presse. Peut-être que les explications ont dû avoir lieu pendant le huis clos intégral des travaux. Mais le communiqué final, on le devine, réaffirmera l’utilité du maintien de l’alliance pour continuer à sensibiliser sur les vertus de la paix et de la réconciliation mais aussi à se lancer dans la nouvelle bataille de la révision constitutionnelle. On s’attend à ce qu’une résolution de soutien à ce projet soit adoptée par les trois partis politiques, divisés pourtant sur cette question avant que le président Bouteflika n’en annonce le principe.
Belkhadem a indiqué que le débat à l’intérieur de l’alliance a permis de réaliser le consensus sur les questions aussi diverses que le statut de la fonction publique, l’augmentation des salaires et même la nécessité d’une révision constitutionnelle.
Aboudjerra Soltani a affirmé sa conviction que l’alliance renforcera sa coordination sous la présidence de son parti et imposera encore sur la scène politique nationale le caractère judicieux et stratégique du regroupement plus que jamais «au service de la mise en oeuvre du programme présidentiel».
Par Ghania Amriout - Quotidien Oran
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