Accueil
Actualité
Forum
Petites Annonces
Annuaire
Trouver un Vol
Musique

Algerie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Culture Algérienne
 
 
 
 
Tourisme Algérie
  Se Rendre en Algérie
  Villes Algériennes
  Les Plages
  Les Hôtels
  Les Transports
 
Services
 
 
 
 
  Sonneries et Logos
Site Algérie-Monde
 
 
   
 
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
     
Actualité

 

Zidane tombe dans un traquenard

 

ZidaneZidane est parti sur un coup de tête au sens propre du terme. Harcelé et provoqué de façon vulgaire par Materazzi, le capitaine de l’équipe de France est sorti par la petite porte inversement proportionnelle à son immense talent.

Il n’est pas question ici d’excuser ce geste surprenant de la part d’un champion d’exception, mais de tenter d’expliquer cette maladresse insidieusement recherchée par le stoppeur milanais. Pour avoir évolué pendant cinq saisons en Italie, Zidane n’avait plus de secret pour ces sacrés Italiens, truqueurs et tricheurs invétérés, comme l’atteste le scandale du Calcio et dont les sentences vont être connues incessamment.

Materazzi, à défaut de contrer à la loyale Zidane, a réussi à le «toucher» assez profondément pour ce que ce dernier se rende coupable du geste, répétons-le encore une fois, plus spectaculaire que dangereux. Certains observateurs ont condamné le geste de Zidane, quelle que soit la nature de l’offense. Bernard Tapie a parlé «d’offense grave à la mère de Zidane», ce que celui-ci n’a pas admis.

Or, les Italiens savaient pertinemment que sous la carapace du champion mondialement reconnu, l’enfant des rues de la Castellane, quartier populeux et défavorisé de Marseille, avec ses réactions épidermiques et spontanées, était toujours présent.

D’ailleurs, les douze cartons récoltés au cours d’une carrière au plus haut niveau, confirme ce trait de caractère qui revient épisodiquement à la surface lorsqu’il y a provocation. Zidane, champion loyal, s’est découvert une âme de chef sur le tard et, en tant que tel, a su prendre ses responsabilités dans les moments cruciaux, lorsqu’il a fallu tirer des décisifs penaltys contre le Portugal et l’Italie. Nous sommes convaincus que si Zidane n’avait pas commis cet acte irréparable, l’issue de la finale aurait été tout autre.

Orphelins de leur capitaine, et bien que pénalisés numériquement, les Tricolores ont trouvé les ressources nécessaires pour bousculer et dominer des Italiens hyper-réalistes et sordides comme aux plus sombres années du catenaccio de sinistre mémoire de la décennie soixante.

Sous un aspect plus avenant, Marcello Lippi est bel et bien le fils spirituel de Helenio Herrera, le maître incontesté de la «doctrine» du football défensif et spéculateur. Quoi qu’il en soit, le capitaine Zidane a abandonné son bateau, un bateau qui avait les possibilités de rentrer à bon port. Mais le «pirate» Materazzi a réussi son coup, réussissant son sabordage au delà de toutes espérances.

Cet incident met en évidence les méthodes malfaisantes élevées à la hauteur d’une institution dans un pays où la triche est devenue une règle et une arme. Est-ce un hasard si le club le plus impliqué dans cette sombre affaire du Calcio (la Juventus) était drivé par Lippi, l’actuel sélectionneur de l’équipe d’Italie ? On a beau tenter de ne pas céder à l’amalgame, il y a tout de même des coïncidences pour le moins troublantes.

L’histoire se chargera de dévoiler les supercheries (un mot italien !), utilisées pour annihiler l’inspirateur tricolore qui, malheureusement, est tombé dans un piège aussi grossier qu’indigne de ses commanditaires.

Par Adjal Lahouari - Quotidien Oran

   
Algerie-Monde.com © 2005 - 2006 Tous Droits Réservés