Bouteflika invite les entreprises britanniques à investir en Algérie
Le président de la République a achevé, hier, sa visite de deux jours à Londres par plusieurs rencontres avec les milieux financiers de la capitale britannique.
Rencontres lors desquelles Abdelaziz Bouteflika a mis en relief les avantages de l’environnement des investissements en Algérie, incitant par là les grandes compagnies britanniques à venir investir en Algérie.
Le chef de l’Etat a rencontré, hier matin, le Lord Maire de la City de Londres, pour un rendez-vous avec les représentants des milieux financiers et d’affaires de la deuxième place financière mondiale. Dans une allocution prononcée devant les membres du groupe d’affaires britannique et de hauts responsables de compagnies britanniques de renommée mondiale, le président de la République a souligné que la dynamique des investissements étrangers en Algérie est appelée à se poursuivre, pour toute une série de raisons objectives.
Il a cité les principaux facteurs favorisant cette tendance qui sont, selon lui, un code des investissements algérien très favorable, la solvabilité financière de l’Algérie, le plan de charge qu’elle assure aux entreprises activant sur son territoire, la transparence et l’équité du code des marchés publics, le processus de privatisation mis en branle dans la quasi-totalité des secteurs, l’ouverture à la concession de plusieurs infrastructures et réseaux et enfin le réseau PME/PMI en pleine expansion.
Le chef de l’Etat a indiqué que l’Algérie engage de très grands moyens, estimés à quelque 100 milliards de dollars, pour la relance de son développement économique d’ici 2009, dans le cadre du plan de soutien à la relance économique.
Et ce n’est pas pour se vanter que Bouteflika lancera à une assistance de businessmen et d’économistes le chiffre 46 milliards de dollars d’investissements, montant réalisé par l’Algérie entre 1999 et 2004, leur expliquant que cet effort a permis une croissance continue du PIB ayant atteint 7% en 2003, et de 6% en 2004 et 2005.
Dans une allocution prononcée devant les ambassadeurs africains accrédités à Londres, Bouteflika a rappelé la position de l’Algérie qui a valorisé le rapport établi par la Commission sur l’Afrique initiée et présidée par le Premier ministre Tony Blair.
Soulignant que «le sommet du G8 de Gleneagles avait sous forte impulsion de la présidence britannique fait droit aux recommandations de cette commission», Bouteflika a salué les décisions prises lors de ce sommet, notamment celles relatives à l’annulation de la dette des pays les moins avancés, dont 14 pays africains, au financement de l’éradication totale de certaines épidémies.
Le Royaume-Uni abrite d’importantes communautés africaines «au bien-être desquelles nous accordons une grande attention», a ajouté le chef de l’Etat.
«Le compter sur soi, la bonne gouvernance politique et économique, l’élargissement et la consolidation des espaces démocratiques, la promotion de la transparence et la lutte contre la corruption, la reddition des comptes, la modernisation des institutions nationales et leur mise au diapason des normes internationales (...) l’encouragement de la société civile et du secteur privé pour une plus grande implication dans les affaires de la société», sont autant de lignes de conduites, estime le président de la République, «qui jouissent d’un consensus chaque fois plus large», sur le continent africain. Le président de la République a rencontré plus tard dans la journée les ambassadeurs des pays arabes, après avoir visité le siège de la mairie de Londres (The City).
Dans la même journée d’hier, le président de la République a été convié à un déjeuner offert par M. Steven Green, président de la banque HSBC (n°3 mondial), laquelle a obtenu l’agrément des autorités algériennes pour ouvrir une branche à Alger, souligne-t-on. Dans l’après-midi, Abdelaziz Bouteflika devait visiter le projet de développement de l’est de Londres, en vue des Jeux olympiques 2012, que la capitale britannique s’est vu attribuer, il y a un an.
Le chef de l’Etat devait quitter la Grande-Bretagne en fin d’après-midi au terme d’une visite de deux jours, la première effectuée par un président algérien depuis l’indépendance.
Par H. Saaïdia - Quotidien Oran
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