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Actualité

 

L'industrie en Algérie ne va pas bien

 

Industrie en AlgérieApprovisionnement en matières premières insuffisant, vétusté de l’équipement et manque de pièces de rechange, difficultés à recruter des cadres et des agents de maîtrise et un niveau de qualification du personnel faible.

Telles sont les contraintes dont souffrent les entreprises nationales selon une enquête de l’Office national des statistiques (ONS) qui a conclu que l’activité industrielle en Algérie durant le premier trimestre de l’année en cours «a régressé tant pour les secteurs public que privé», comparativement à la même période de 2005.

«L’enquête, qui porte sur le type et le rythme de l’activité industrielle et non pas sur les productions, révèle que 67% du potentiel de production du secteur public ont connu un taux d’utilisation des capacités de production supérieur à 75%.

Dans le secteur privé, par contre, 67% du potentiel de production installé ont utilisé leurs capacités de production à moins de 75% dont près de 28% à moins de 50%», a rapporté hier l’APS. L’office a révélé que les entreprises ne sont pas satisfaites du niveau d’approvisionnement en matières premières qui, selon 16% des industriels publics et 11,3% de ceux privés, «reste inférieur aux besoins exprimés».

Ce qui s’est traduit par des ruptures de stocks qui ont causé des arrêts de travail d’une dizaine de jours au niveau de «30% du potentiel de production du secteur public et 9% de celui privé». Et «près de 50% du potentiel de production du secteur public, 35% de celui privé ont enregistré des pannes d’électricité, provoquant des arrêts de travail inférieurs à 6 jours pour 70% des entreprises enquêtées», ajoute-on.

En plus de pannes d’électricité, ce sont celles des équipements pour des raisons de vétusté qui sont signalées par les patrons: «76% de la production du secteur public et 73% de celle du privé ont connu des pannes d’équipements en raison de la vétusté et du manque de la pièce détachée», selon la même enquête. Des pannes qui, précise-t-on, «occasionnent des arrêts de travail de plus de 6 jours pour 58% des entreprises concernées dont 20% à plus de 30 jours».

Bien qu’elles soient souvent prises en charge et les équipements remis en marche, les opérateurs (60% du public et 66% du privé) estiment qu’ils peuvent produire davantage «en renouvelant l’équipement et sans embauche supplémentaire du personnel, alors que 39% des patrons privés et 23% de ceux du public affirment pouvoir produire davantage seulement en réorganisant le processus de production sans renouvellement, ni extension».

Outre cette contrainte, l’enquête de l’Office (qui a concerné près de 800 entreprises industrielles dont 380 entreprises publiques et 400 privées) a traité des effectifs et a constaté leur tendance baissière au niveau du secteur public «à cause des départs à la retraite (non remplacés)» et haussière dans le secteur privé.

Sur la qualité de la main-d’ouvre, les conclusions indiquent qu’«environ 19% des chefs d’entreprises du privé et 5% de ceux du public déclarent trouver des difficultés à recruter surtout les cadres et les agents de maîtrise». Par ailleurs, «10% des patrons publics et plus de 52% du privé jugent que le niveau de qualification de personnel est insuffisant». Aussi, 95% des chefs d’entreprises du secteur public et 68% concluent qu’embaucher du personnel ne se traduira pas par une augmentation de la production.

La trésorerie des entreprises a, en revanche, évolué positivement durant ce trimestre pour les deux secteurs: «69% des entreprises publiques et 87% de celles du privé ont réalisé des bénéfices», apprend-on. Toutefois, précise l’office, «la situation de la trésorerie des entreprises reste influencée par plusieurs facteurs défavorables, dont l’allongement des délais de recouvrement des créances, le ralentissement de la demande et les remboursements d’emprunts, selon les patrons des deux secteurs».

Par G. A. - Quotidien Oran

   
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