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Actualité

 

Agriculture - Algérie

L’explication de la hausse des prix des fruits et légumes

 

Agriculture en AlgérieLa situation de l’agriculture est au vert à en croire le premier responsable du secteur, M. Saïd Barkat, ministre de l’Agriculture qui a dressé hier, lors d’une conférence-débat au journal «El-Moudjahid», le bilan du développement agricole.

Un excédent en fruits et légumes a été réalisé à hauteur de 20% et l’importation de certains produits a diminué considérablement. C’est le cas notamment pour le blé et la poudre de lait. Selon le ministre, ces résultats sont le fruit de la politique du développement agricole mise en oeuvre depuis quelques années.

Dressant le bilan des cinq dernières années, Saïd Barkat a estimé que l’Algérie récolte ce qu’elle a semé, mettant en relief l’amélioration de la qualité et de la quantité enregistrée dans la production agricole. Ce qui concourt à réduire la facture de l’importation. Une mue dont la valeur ajoutée est évaluée à 501 milliards de DA. Le ministre a expliqué devant un auditoire attentif que la nouvelle approche privilégiée est de dépolitiser l’acte agricole en le restituant dans un contexte d’impératif de production dont la finalité est de parvenir à l’autosuffisance et à la sécurité alimentaire.

Par les chiffres, un excédent de 20% en fruits et légumes a été enregistré, durant les cinq dernières années. Alors que l’importation de la poudre de lait revient à l’Etat à 500 millions de dollars.

Pour le ministre, la solution est de continuer à mettre en avant le principe de la diversification de l’agriculture afin de parvenir à répondre à un maximum de la consommation nationale. L’extension des terres agricoles, notamment le patrimoine national des arbres fruitiers, qui est passé de 517.000 ha en 1999 à 1 million d’hectares en 2005 est citée comme exemple de ce que devrait être l’axe à valoriser.

Le ministre attribue cet accroissement à la politique de soutien dont bénéficient certains agriculteurs, estimant que «le soutien de toute démarche allant dans le sens du développement agricole est aussi importante que la couverture de tous les besoins». Le soutien de l’Etat se manifeste, ajoute le conférencier, dans le consécration de 7% de la production nationale à l’agriculture contre 4,6% en 1999.

Cela a généré en matière de travail, la création de 1,6 million d’emplois dont 350.000 sont permanents. La tendance à l’embellie ira crescendo si les banques ouvraient davantage leurs portes à ceux qui sollicitent des crédits pour des projets agricoles.

D’autant plus que 70% des terres agricoles appartiennent aux privés. Le ministère de l’Agriculture a recensé 1.250.000 exploitations, dont 260.000 crédibles et bancables, alors que 500.000 autres peuvent être rentables. «Il suffit seulement de leur octroyer les moyens financiers nécessaires pour concrétiser leur contribution. Les banques ne bougent pas, je souhaite qu’elles soient dynamisées et utilisées à de bonnes fins», a indiqué le ministre.

Le soutien de la collectivité, préconise encore le ministre, doit aller aussi aux 13 millions d’habitants que constitue la population rurale, souffrant par endroit d’enclavements. 913 communes sur 1.500 sont rurales, rappelle le ministre. Quant au chamboulement de la structure des prix qui se saisit du marché des fruits et légumes conjoncturellement, le ministre l’impute au déficit en marchés de gros dont la conséquence immédiate est la démultiplication des intermédiaires qui revendent en seconde, troisième main, voire plus. Une chaîne d’intervenants qui additionnent des marges et fait flamber les prix, en dernière instance.

S’agissant du foncier agricole, on retiendra que la carte n’est pas réactualisée depuis 1985 alors que des espaces entiers sont bouffés par l’urbanisation.

Par Omar S. - Quotidien Oran

 

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