Elaborer autrement les lois de finances en Algérie
Dans le cadre de la réforme du système de budget et dans le souci d’un meilleur contrôle et utilisation des dépenses publiques, l’élaboration des lois de finances se fera autrement à compter de janvier 2009. Lors d’une conférence de presse qu’il a animée hier, le ministre des Finances a révélé que la nouvelle approche «aura comme objectif la réalisation des programmes et non les dépenses».
L’on met ainsi fin à l’ancienne méthode qui consiste à recueillir les besoins financiers des ministères et à la séparation du budget de fonctionnement de celui des équipements.
Avec la nouvelle version des LF, explique Mourad Medelci, «chaque ministre sera tenu de présenter des programmes et des objectifs pour lesquels ils seront comptables». Comme opération pilote, le projet de loi de finances 2007 sera élaboré «à blanc» selon la nouvelle procédure.
S’agissant du contrôle des dépenses publiques, le ministre a révélé qu’un projet de texte sur la révision «de l’architecture de contrôle» est ficelé et sera examiné par le gouvernement. Ce sont-là autant d’éléments qui prouvent, selon le premier argentier du pays, que la question des dépenses publiques préoccupe au plus haut point le gouvernement, et pas seulement la Banque mondiale.
Au sujet des «mises en garde» des experts de cette institution par rapport à la gestion de plan de consolidation de la croissance, Medelci a tenu à préciser que la revue des dépenses publiques répond avant tout à la volonté du gouvernement de contrôler et d’évaluer ses dépenses. «Les préoccupations de la Banque mondiale sont les nôtres et nous sommes sur la même longueur d’onde», indique-t-il.
Ni le FMI, ni la Banque mondiale, conclut le conférencier, ne dictent quoi que ce soit à l’Algérie. Et «les experts sont là pour nous assister», ajoute-il. Il a annoncé que l’Algérie a été choisie pour présider les AG de la BM et du FMI à Washington en 2007.
Par G. A. - Quotidien Oran
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