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Actualité

 

Algérie : L’UGTA veut une bonne place à l’université

 

L’UGTA veut disposer de sa propre structure syndicale dans le secteur de l’enseignement supérieur. Pour cela, une commission de préparation des assises de ce qui sera à partir de septembre prochain le syndicat national des enseignants du supérieur affilié à l’UGTA a été installée, hier, en présence du secrétaire général Abdelmadjid Sidi Saïd.

Selon des sources sûres, le futur syndicat des enseignants de l’UGTA est composé d’enseignants d’universités classiques et ceux exerçant au niveau des instituts des universités de la formation continue (UFC).

Lors de la rencontre qui a eu lieu hier à la Maison du peuple Abdelhak Benhamouda, Sidi Saïd a déclaré que la «création de ce syndicat affilié à l’UGTA dans le secteur de l’enseignement supérieur n’a pas pour objectif de contrecarrer les autres structures syndicales activant dans ce secteur».

Faisant allusion aux structures syndicales autonomes, dont le CNES reste l’organisation syndicale qui dispose «d’une large représentation dans ce domaine», le patron de la centrale syndicale ajoute que «nous avons toujours revendiqué le droit à l’exercice syndical», rappelant son rôle durant les années 90 pour la création de structures syndicales dans le secteur de l’enseignement supérieur.

Sidi Saïd a plaidé «pour la solidarité syndicale», lançant implicitement une invitation aux autres structures syndicales pour rejoindre son organisation et déclarant «qu’on n’a pas de complexe à cultiver vis-à-vis des syndicats autonomes». Le secrétaire général de l’UGTA a indiqué «qu’il n’y a pas plus facile que la confrontation et les grèves».

«Mais, le plus difficile, voire le plus complexe réside au niveau de la gestion de l’après-confrontation», a-t-il ajouté, rappelant la position de son organisation qui s’appuie sur le principe du dialogue et non de la confrontation.

Abdelmadjid Sidi Saïd évoquera ensuite la question de l’augmentation des salaires. A ce sujet, il a reconnu que «la grille des salaires actuelle est dépassée», précisant qu’elle date de 1982. Il dira que «la révision de la grille des salaires devra intervenir avant d’entamer les négociations sur les statuts particuliers».

«Ce processus prendra du temps, mais nous croyons que c’est dans l’intérêt du monde du travail de prendre toutes les précautions pour bien préparer cette mission. On ne peut pas négocier les statuts particuliers avant de revoir la grille des salaires. Si on venait à agir de la sorte, c’est tirer sur soi-même», a conclu Sidi Saïd.

Par Fayçal L. - Quotidien Oran

 

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