En Algérie, 15,6 milliards de DA pour les victimes de la tragédie nationale
Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbès, a annoncé, hier, qu’un montant de plus de 15 milliards de dinars a été consacré, dans le cadre de la loi de finances complémentaire signée samedi par le Président de la République, pour les familles victimes de la tragédie nationale.
«15,6 milliards de dinars ont été alloués aux familles victimes de la tragédie nationale, y compris celles ayant un membre impliqué dans des actes terroristes, et aux familles nécessiteuses», a-t-il affirmé, à l’issue d’une cérémonie de remise d’un don américain au profit du centre des non-voyants d’El-Achour, rapporte l’APS.
Il a ajouté que «plus de 8.000 familles, dont l’un des leurs a été impliqué dans des actes terroristes, ont été recensées jusqu’à présent». Soulignant les «conditions sociales difficiles» dans lesquelles vivent ces familles recensées, le ministre a réaffirmé l’»engagement» et la «détermination» de son département à prendre en charge toutes les victimes de la tragédie nationale, notamment les orphelins et les veuves.
Les victimes de la tragédie nationale bénéficieront, en effet, d’une prise en charge psychologique adéquate et d’un suivi scolaire des enfants ainsi qu’un accompagnement pour les veuves en leur assurant une formation «adéquate» et l’octroi de micro-crédits. Avouant la complexité d’une telle action, qui durera jusqu’à 2010, le ministre a souligné que la concrétisation sur le terrain d’un projet d’une telle envergure «nécessite la participation de toutes les parties concernées pour protéger cette population et préserver ses droits».
Le secteur de la solidarité nationale vient en sixième position en matière de budget alloué dans le cadre de la loi de finances complémentaire, précise-t-on. Cette loi de finances complémentaire prévoit un budget de fonctionnement en hausse de 15% par rapport à la loi de finances initiale pour tout l’exercice 2006 et s’élève à 1.439 milliards de DA. L’élaboration de cette loi de finances complémentaire a été décidée pour prendre en charge, en particulier, les incidences budgétaires induites par la mise en oeuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation.
Il est à signaler que le rapport sur l’état d’exécution des textes portant mise en oeuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, adopté dans le cadre de la réunion gouvernement-walis, relève que 40.000 personnes ont bénéficié des mesures de la réconciliation nationale. Ces personnes représentent les différentes catégories, les ayants droit des disparus et des personnes décédées ainsi que les travailleurs ayant fait l’objet d’un licenciement pour des motifs liés à la tragédie nationale.
Par S. M. - Quotidien Oran
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