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Actualité

 

Algérie : Le pacte économique et social scellé en septembre

 

UGTACap sur le pacte national économique et social. Au centre des débats entre l’UGTA et le gouvernement, son élaboration vient d’être confiée à un groupe de travail composé des représentants du gouvernement, de l’UGTA et du patronat.

L’installation de ce groupe s’est faite solennellement, hier, au ministère du Travail en présence de Tayeb Louh, ministre du Travail et de la Solidarité sociale.

Le projet qui sera ainsi élaboré par ce groupe, au cours de cet été, sera signé à la réunion de la tripartite au mois de septembre. Sidi Saïd a retracé, lors d’une allocution à l’ouverture de la réunion, la genèse du projet du pacte en rappelant que la projection a été entrevue en 1995 et évoquée à chacune des tripartites.

«Ce pacte ne doit pas être un pacte sur papier, mais une feuille de route qui trace les grands agrégats d’un consensus économique et social entre les trois acteurs de la vie économique nationale», a-t-il notamment déclaré. Le SG de la centrale syndicale a estimé qu’un tel document permettra de codifier les relations entre les partenaires socio-économiques et le gouvernement pour les arrimer à une «conception moderne de l’action commune». L’élaboration du pacte se fera, selon lui, sur une base consensuelle qui intègre les préoccupations de chaque partie.

«Nous sommes condamnés à travailler ensemble pour le bien de l’économie nationale», admet Sidi Saïd qui écarte l’hypothèse d’une confrontation quelconque d’autant que la mesure des augmentations salariales et de celle en faveur des retraités a allégé l’atmosphère de quelques tensions, voire de quelques boulets. L’UGTA a déjà élaboré, en tant que contribution de sa part, deux documents.

L’un d’ordre général servant d’introduction qui délivre une vision d’ensemble. L’autre économique qui préconise de faire le point sur les réformes engagée, ces dernières décennies, avant de terminer sur une somme de propositions en matière de relance de l’industrie.

L’ambiance d’une entente parfaite entre les partenaires au dialogue sera confirmée par Tayeb Louh qui a, de son côté, corroboré la certitude du n°1 de l’UGTA.

«Nous travaillerons ensemble, dans la plus grande transparence, pour élaborer un projet de texte, selon les directives qui leur seront données par les trois partenaires gouvernement-UGTA-patronat», a-t-il dit...

Le ministre du Travail a estimé que le pacte, en tant que produit de la concertation, est attendu par tous, «et sera l’un des plus importants dossiers sur la table de la prochaine tripartite». Il attribue, par conséquent, au groupe de travail, la mission de réaliser un compromis entre la sauvegarde des intérêts de l’entreprise publique et privée, de nature à préserver les capacités de création d’emplois et l’équité dans la distribution des richesses nationales.

La démarche d’ensemble doit répondre, selon le représentant du gouvernement, à une grande finalité: celle de hisser l’économie nationale à un niveau de compétitivité international, consolider la paix sociale et lutter contre le chômage. Le caractère consensuel de ces principes ne fait pas de doute, selon le ministre.

Ils constitueront le substrat du dialogue social. Et au-delà des objectifs, l’enjeu, selon M. Louh est d’outiller le pays pour l’après-pétrole. Les représentants des organisations patronales n’en pensent pas moins. S’ils se félicitent du climat du dialogue qui prévaut avec le gouvernement, ils ne cachent pas leur ambition de faire profiter leurs entreprises du programme de mise à niveau pour affronter la concurrence étrangère.

Le président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), M. Boualem Merakech a estimé que le pacte économique et social, outre qu’il renforce la cohésion sociale, scelle de bons rapports avec l’exécutif, de bon augure pour le pays.

Habib Youcefi, de l’AGEOA, tout en exprimant sa satisfaction pour la démarche de concertation, a indiqué que l’objectif de la signature du pacte a franchi des pas importants pour que sa signature ne soit pas effective en septembre.

Alors que pour Hacen Benyounès de l’Union nationale des entreprises publiques, il est attendu du dialogue institutionnalisé avec les pouvoirs publics et des accords conclus ou à venir, une meilleure visibilité pour les entreprises nationales qui ont besoin d’un surcroît de savoir-faire pour affronter la concurrence.

Par Omar S. - Quotidien Oran

 

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