Tremblement de terre à Alger en Algérie
La secousse tellurique de 3,6 degrés sur l’échelle ouverte de Richter, ressentie à Alger, hier après-midi, a fait plus de peur que de mal. Hier aux environs de 14h20, alors qu’on descend la rue Didouche Mourad, sous un temps chaud et humide, on voit subitement sortir une foule de gens aux bas des immeubles (dont celui abritant le ministère de la Participation), des magasins, des débits de boissons et autres commerces de la plus fréquentée des rues d’Alger.
Se sont-ils tous donné rendez-vous à ce moment précis de la journée au niveau du Sacré-Coeur? On a juste le temps de remarquer cette petite agitation qu’on comprend que la terre a tremblé à travers les commentaires qui fusent de partout.
«Tu l'a sentie?», interroge le fleuriste du coin. «Oui, c’était une forte secousse!», lui répond un jeune résidant de l’immeuble d’à côté qui vient juste de descendre, habillé d’un short et le torse nu, les yeux froissés, donnant l’air d’avoir écourté sa sieste.
Si les visages de certains étaient crispés d’autres semblaient accuser le coup traquant avec un sourire et un regard narquois ceux dont le comportement trahit plus de peur. Bien sûr, des «spécialistes» vous diront: «Wallah, je m’attendais à cela. Je me suis dit qu’une telle chaleur cachait un tremblement de terre» Pour de plus amples informations, d’autres scrutent les nouvelles à la radio.
Désormais accoutumés aux tremblements de terre certains veulent plus de précisions sur l’épicentre et la magnitude de la secousse d’hier. Moins d’une demi-heure plus tard, l’agitation s’estompe. On fuit vite le soleil de plomb à une heure de grande chaleur. Et chacun vaque à ses occupations, d’autres continueront leur sieste.
Aucun dégât matériel et humain n’a été signalé dans la région d’Alger suite à la secousse d’hier survenue en pleine mer à 4 km à l’est d’Alger, selon les services de la Protection civile.
Le chargé de la communication auprès de la direction générale de la Protection civile a indiqué que ses services n’ont relevé aucun dégât au niveau des immeubles et édifices, ni reçu d’appel des citoyens.
Par M. M. - Quotidien Oran
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