Accueil
Actualité
Forum
Petites Annonces
Annuaire
Trouver un Vol
Musique

Algerie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Culture Algérienne
 
 
 
 
Tourisme Algérie
  Se Rendre en Algérie
  Villes Algériennes
  Les Plages
  Les Hôtels
  Les Transports
 
Services
 
 
 
 
  Sonneries et Logos
Site Algérie-Monde
 
 
   
 
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
     
Actualité

 

Algérie : Le FLN s’intéresse aux médias

 

Le parti du Front de Libération Nationale (FLN) a organisé hier une journée de réflexion et un débat autour de la déontologie et de la profession de journaliste, et ce en présence des membres de la direction politique du parti, de journalistes, de professeurs d’université et d’experts en communication.

M.Mohamed Abbou, ancien ministre de la Communication et de la Culture, à qui incombe la présidence du groupe de travail, est chargé de réfléchir aux textes relatifs à l’information et à la publicité, installé par cette formation politique et faisant partie des 12 groupes que chapeaute le ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière, M. Amar Tou.

Après l’allocution d’ouverture présenté par le ministre de la Santé, qui a rappelé les directives du chef du gouvernement et non moins secrétaire général du FLN concernant le code de l’information et de la publicité, qui doivent contenir le maximum de propositions émanant des professionnels du secteur, le débat a été axé sur trois volets, à savoir «le rôle du journaliste dans la construction démocratique», «les droits et devoirs du journaliste» et enfin «le statut et la convention collective».

Le premier panel, présidé par la journaliste Fatma Houari, qui précisera que les membres du groupe n’ont absolument pas l’intention de se substituer à la corporation, est composé de plusieurs personnalités, notamment l’ex-SG du FLN, M. Abdelhamid Mehri. Le FLN donc - entendre par là le chef de l’Etat - planche depuis déjà plusieurs mois sur le dossier sensible du code de l’information et du «nerf de la guerre», la publicité.

Plusieurs personnes parmi l’assistance ont salué hier le fait que le FLN associe les journalistes et professionnels des médias dans un débat qui est resté depuis des années enfermé dans des salles de rédaction.

Pour Ahmed Ben Alem, journaliste et chroniqueur et faisant partie du premier panel, l’Etat ne devrait pas se désengager de la presse mais doit jouer un rôle de régulateur.

Ceux qui appellent aujourd’hui, explique-t-il, à tout laisser à l’initiative privée et que seule la commercialité doit primer, étaient, d’après lui, les premiers à avoir bénéficié des largesses de l’Etat, en rappelant dans son intervention les deux années de salaires accordées aux collectifs de journalistes, qui ont permis de lancer plusieurs publications, les locaux à la Maison de la presse, des aides multiformes au niveau des imprimeries de l’Etat et d’autres encore, notamment la signature de conventions de publicité avec nombre d’organismes publics, ce qui a permis, dit-il, l’essor rapide de certains journaux.

Selon lui, l’Etat doit lever toutes les entraves dans l’exercice du métier de journaliste, notamment les menaces d’emprisonnement pour les délits de presse, mais doit impérativement veiller à l’émancipation des médias en leur accordant plus d’attention.

Le conférencier expliquera que la presse algérienne n’a jamais été «un quatrième pouvoir» et que, par contre, elle devrait jouer le rôle de «contre-pouvoir» dans l’intérêt suprême du pays.

Plus direct, un journaliste d’Echourouk se demande quant à lui comment on peut demander à un journaliste de contribuer dans la construction de la démocratie dans notre pays, au moment où nombre d’entre eux passent la nuit dans les hammams et les hôtels pour les plus chanceux. Pour lui, l’Etat, qui veut aujourd’hui réglementer la profession, devrait commencer par regarder la situation sociale des journalistes.

En tous les cas, le débat lancé hier par le FLN a été l’occasion d’aborder sans aucune «tare» les faiblesses de la presse mais aussi les avancées considérables réalisées depuis l’ouverture du champ médiatique au privé.

«Le parti du FLN a voulu offrir un espace de rencontre et de débat à même de convenir des voies et moyens qui permettront à la presse d’être un véritable vecteur d’intégration sociale», indique-t-on dans un document distribué à la presse au siège du parti, sis à Hydra, sur les hauteurs d’Alger. Il faut noter que c’est la première fois que le parti du FLN organise une telle rencontre et promet que le débat sera prolongé à la rentrée sociale.

Cette démarche, a-t-on murmuré hier, abonde dans le sens du programme gouvernemental du FLN, que le parti compte appliquer en vue des échéances électorales à venir.

Par Zoubir Khélaifia - Quotidien Oran

 

Algerie-Monde.com © 2005 - 2006 Tous Droits Réservés