En Algérie, la douane appelle l'armée en renfort
Les services des douanes attendent le feu vert du ministère de la Défense pour détruire 50 conteneurs contenant des produits pyrotechniques stockés depuis un an dans le «parc feu» des services des douanes.
Ces services ont formulé, dernièrement, une demande auprès du ministère de la Défense nationale pour la destruction des produits en question constitués de pétards, a indiqué hier un responsable des douanes. Le directeur régional d’Alger-Extérieur, M. Benamar Règue, a précisé qu’une cinquantaine de conteneurs de pétards est «en station», depuis plus d’une année, attendant leur destruction.
Ce responsable qui s’exprimait en marge de l’ouverture de trois conteneurs saisis par ses services, a précisé qu’une demande a été adressée au ministère de la Défense nationale, après avoir constaté l’incapacité du secteur des douanes de procéder à la destruction de ces produits prohibés, stockés au «parc à feu» à Rouiba.
Il a expliqué que les services des douanes éprouvent beaucoup de difficultés à détruire ces pétards, «des produits hautement dangereux, pouvant détruire tout le périmètre du stockage».
Le même responsable a ajouté, dans le même contexte, que 17 conteneurs renfermant différents produits attendent le feu vert de la commission spécialisée pour leur incinération. Concernant la saisie des trois conteneurs opérée par les services des douanes samedi dernier, et qui ont été ouverts, hier, en présence de la presse, deux d’entre eux contenaient 44.600 cartouches de cigarettes d’une valeur estimée à 9 milliards de centimes. La marchandise provenait de Marseille.
Indiquant que les propriétaires des trois conteneurs n’ont à aucun moment déclaré leurs marchandises au niveau des douanes, M. Règue a ajouté que la saisie des cartouches de cigarettes s’est effectuée suite à des informations parvenues à ses services.
Il a souligné que le propriétaire «s’est même amusé à mettre les cartouches de cigarettes dans des sachets noirs pour éviter leur détection par le scanner et les camoufler par des boîtes contenant des horloges, histoire de détourner l’attention des douaniers».
Le même responsable a souligné que le trafic de la cigarette a refait surface, après avoir enregistré une baisse considérable depuis quelque temps, «à cause du taux très élevé de la taxe douanière», confirmant l’existence de réseaux internationaux spécialisés dans la contrebande des pétards et de la cigarette.
En ce qui concerne les produits cosmétiques contrefaits, le même responsable a indiqué que la saisie de la marchandise, d’une valeur de 7 milliards de centimes, importée de Chine par une entreprise algérienne, s’est effectuée conformément à la loi, soit 4 mois et 21 jours après avoir constaté qu’elle n’avait pas été déclarée.
«Nous avons affaire à des réseaux internationaux maffieux qui sont des professionnels utilisant plusieurs registres de commerce pour l’import-export», a-t-il expliqué, indiquant que les services des douanes algériennes les combattront «par tous les moyens».
Par M. Aziza - Quotidien Oran
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