Le satisfecit du ministre de l’Enseignement supérieur en Algérie
Le déroulement des préinscriptions des nouveaux bacheliers à l’université, qui ont commencé début juillet, satisfait le ministre de l’Enseignement supérieur. Réunis, hier, au ministère de l’Enseignement supérieur, les chefs des établissements universitaires et gestionnaires des oeuvres universitaires ont fait leur bilan avant la rentrée 2006-2007, prévue pour le 2 septembre prochain.
Exposé devant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Rachid Harraoubia qui dit suivre personnellement le déroulement de l’opération, le bilan des préinscriptions établi par l’Institut national d’informatique (INI), organisme chargé des inscriptions, indique que 98,23% des étudiants ont été orientés vers l’une des dix filières figurant dans leur fiche de voeu.
Il est aussi relevé que 92,48% des étudiants ont été inscrits dans l’une des six premières filières choisies. 1,3% des étudiants ont été orientés vers des filières qui ne figurent pas dans leur fiche de voeu, ce qui leur donne le droit d’introduire des recours. A ce sujet, le ministre a précisé que 2.000 étudiants ont déjà présenté un recours.
Sur le nombre total des lauréats qui sont de l’ordre de 220.456 nouveaux bacheliers, 217.005 ont procédé à leur préinscription. Le restant, soit plus de 3.000 bacheliers, ne figure dans les listes d’aucun établissement universitaire pour diverses raisons.
Certains choisissent des filières en préparatoire alors que d’autres optent pour refaire carrément leur examen du bac. 63% des nouveaux bacheliers sont des filles. Les littéraires (plus de 150.000 bacheliers) ont opté surtout pour les sciences humaines notamment le journalisme et les langues étrangères.
En ce qui concerne les filières scientifiques et techniques, un engouement certain est à signaler pour la filière pharmacie, médecine, informatique et enfin pour la branche hydrocarbures.
Le directeur des infrastructures et de la planification au niveau du ministère, S.Bellamane, a rassuré que l’université s’est pourvue pour cette rentrée de 84.000 nouvelles places pédagogiques sans compter les 110.000 places qui seront libérées par les nouveaux diplômés. L’addition de ces deux chiffres donnera un total de 194.000 nouvelles places. «Une capacité d’accueil largement suffisante par rapport au nombre d’admis cette année à l’université».
Surtout lorsqu’on sait qu’une place pédagogique appelée «place physique» assure une scolarité pour plus de 2 étudiants. Au sujet de la restauration et l’hébergement des étudiants, il a indiqué que 38.000 nouveaux lits sont à la disposition des étudiants cette année.
24 nouvelles structures de restauration seront également à leur disposition. Il est cependant relevé un déséquilibre et une pression entre les grandes et les petites villes, résultant de la préférence des étudiants à «poursuivre leurs études dans les universités des grands centres urbains» au moment où les structures de certaines petites villes sont presque vides.
Par S. E. K. - Quotidien Oran
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