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Actualité

 

Algérie : Les mécanos demandent l’arbitrage de la centrale

 

Le fossé qui sépare les représentants des travailleurs du secteur de la mécanique et métallurgie et les représentants des SGP a poussé les syndicalistes à faire appel «à l’arbitrage de la centrale syndicale». C’est à cette conclusion que sont arrivés, hier, les syndicalistes de la Fédération nationale des travailleurs de la métallurgie, mécanique, électrique et électronique (Fntmmee) lors d’une réunion qui s’est tenue avec deux membres du secrétariat national de l’UGTA, à savoir le chargé du dossier économique et celui des conflits sociaux. Ainsi, Sidi Saïd, une fois saisi, entamera à son tour des contacts avec les responsables au niveau des ministères concernés «pour débloquer la situation».

Considérée comme l’une des structures syndicales les plus importantes dans l’organigramme de l’UGTA et ce de par l’importance du nombre de travailleurs syndiqués, la Fédération nationale des travailleurs de la métallurgie, mécanique, électrique et électronique a marqué l’événement lors de la dernière réunion d’évaluation des groupes de travail UGTA.

La rencontre qui s’est tenue au siège de la centrale syndicale sous la présidence du secrétaire général Sidi Saïd était une opportunité pour le secrétaire général de la fédération, M. Kordjani Mohamed Seddik, d’expliciter la position de sa fédération et les raisons du blocage des négociations avec leurs vis-à-vis des cinq SGP et le groupe SNVI en charge de la gestion des portefeuilles des entreprises relevant de son secteur.

Lors de son intervention devant les cadres syndicaux de l’UGTA, M. Kordjani a donné un aperçu sur l’état d’avancement des négociations sur la convention de branche et plus précisément le volet salarial du secteur de la métallurgie.

Les animateurs du secrétariat de la Fédération nationale des travailleurs de la métallurgie, mécanique, électrique et électronique constatent avec «amertume», souligne notre interlocuteur, «le refus par les SGP d’une quelconque proposition à même de répondre un tant soit peu à la plate-forme de revendications ayant trait notamment aux indemnités et aux salaires».

Selon M. Kordjani, la Fédération s’insurge contre l’attitude observée par les responsables des SGP. Une attitude qu’il qualifie de «négative» et «qui ne réponde guère aux aspirations légitimes des travailleurs du secteur de la mécanique et métallurgie». «Nous avons accordé tout le temps nécessaire à nos vis-à-vis pour arriver à un règlement de cette problématique, mais jusqu’au jour d’aujourd’hui rien n’a été fait.

Le projet proposé par les SGP est loin de faire l’unanimité chez les représentants des travailleurs», a ajouté pour sa part M. Belhacine, membre du secrétariat de la fédération.

Ce même responsable dénonce aussi les lenteurs des négociations et «le déni de reconnaître la réalité de la situation sociale des travailleurs de la fédération, notamment l’indemnité retraite». Devant cette situation jugée «grave», nos interlocuteurs ont plaidé «l’idée d’une conférence des

syndicalistes du secteur lors de la seconde semaine de septembre 2006 afin d’arrêter les actions à mener et lancent un appel à la mobilisation pour la rentrée sociale».

Il est à noter que ces négociations entamées le 29 juin dernier entrent dans le cadre des négociations de branches. Ces conventions ont pour mission d’assainir les conditions de travail dans les secteurs public et privé. Les négociations sur les conventions de branches avaient dépolitisé la question des salaires dont l’augmentation était «acquise» selon Sidi Saïd.

La question des salaires reste cependant très complexe, avait estimé un représentant du patronat qui avait déclaré: «Il ne suffit pas d’avoir 70 milliards de dollars de réserves de change pour justifier une telle augmentation aussi légitime soit-elle».

Par Fayçal L. - Quotidien Oran

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