L’Algérie signe demain avec le Japon
Remboursement de la dette par anticipation. L’accord bilatéral sur le remboursement anticipé de la dette contractée par l’Algérie auprès du Japon sera signé demain par le ministre des Finances, M. Mourad Medelci et le chargé d’affaires de l’ambassade du Japon,
M. Nakano Naotsugu. La part du Japon dans le montant total de la dette algérienne bilatérale est estimée à 6%, soit l’équivalent de 900 millions à 1 milliard de dollars.
Avec cette nouvelle signature, seuls deux pays créanciers, à savoir l’Italie et l’Allemagne, n’ont pas encore signé d’accords bilatéraux de remboursement par anticipation de la dette extérieure avec l’Algérie.
Bien que la dette contractée auprès du Japon soit en nette baisse depuis 1996, grâce au remboursement d’anciens prêts, le Japon reste une importante source de financement de l’économie algérienne.
Malgré la hausse des échanges commerciaux entre les deux pays, ces dernières années, pour se situer autour de quelques 400 millions de dollars par an, largement à l’avantage du Japon, les exportations algériennes ne concernent que des produits pétroliers pour moins de 100 millions de dollars par an.
A propos du remboursement de la dette contractée auprès de l’Allemagne, d’un montant inférieur à 700 millions d’euros, il faut savoir que ce pays a exprimé son accord au Club de Paris.
L’ambassadeur de l’Allemagne en Algérie, M. Johannes Westerhoff, a affirmé récemment que même s’il reste encore à se mettre d’accord sur certains détails pour parvenir à un accord définitif, son pays ne s’opposerait pas à un remboursement anticipé de la dette algérienne.
Depuis la signature de l’accord multilatéral avec le Club de Paris en mai dernier, l’Algérie a signé jusque là 14 accords bilatéraux de remboursement anticipé de la totalité de sa dette rééchelonnée, qui est d’un montant de 6,9 milliards de dollars. Le 30 novembre prochain est l’échéance finale fixée pour les remboursements par anticipation que l’Algérie a commencé à réaliser vis-à-vis de ses créanciers du Club de Paris, le 31 mai dernier.
A fin 2005, la dette extérieure a reculé à 16,48 milliards de dollars, contre 21,4 milliards de dollars fin 2004, alors qu’elle était de 33,2 milliards US en 1996.
Ce recul est dû à des excédents importants de la balance des paiements, depuis l’année 2000, avec un pic en 2005 représentant 21,2% du Produit intérieur brut (PIB).
Le service de la dette de l’année 2005 s’est élevé à 5,85 milliards US à raison de 3 milliards de dollars de remboursement du principal, 1,94 milliard de dollars de remboursement anticipé et 898 millions de dollars de paiement des intérêts.
Par R. E. - Le Jour d'Algérie
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