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Actualité

 

Algérie : 1.452 Algériens expulsés de l’étranger en 5 mois

 

1.452 Algériens ont été reconduits aux frontières algériennes depuis l’Europe et de certains pays arabes, durant la période allant du 11 mars au 5 août en cours.

Il s’agit de ressortissants algériens expulsés pour séjour illégal, usurpation d’identité, détention et usage de faux passeports ou encore des personnes faisant l’objet d’un mandat d’arrêt.

Le responsable de la police judiciaire de l’aéroport Houari Boumédiène précise que la majorité des expulsés arrivent de France, d’Italie, d’Allemagne, du Canada, de Turquie et, de plus en plus, de Grande-Bretagne, du fait que les autorités anglaises ont décidé depuis quelque temps de revoir l’ensemble des dossiers des ressortissants algériens demandeurs d’asile. Les responsables de la police judiciaire précisent que certains des expulsés viennent de pays arabes comme la Syrie.

Le chef de la section de la police judiciaire explique que les motifs sont souvent liés au séjour illégal. Des Algériens sont interpellés après l’expiration légale du visa d’entrée ou de séjour.

D’autres séjournent à l’étranger sous de fausses identités ou avec des passeports et des documents falsifiés. A cela s’ajoutent les personnes faisant l’objet d’un mandat d’arrêt par les autorités algériennes.

Notre interlocuteur ajoute que la section de la police judiciaire de l’aéroport Houari Boumédiène a été récemment chargée de traiter les cas des personnes expulsées de l’étranger et même celles qui ne sont pas expulsées mais qui arrivent à l’aéroport avec de faux passeports ou celles qui essayent d’entrer au pays avec de fausses identités.

Le chef de la section de la police judiciaire de l’aéroport a indiqué que la mise en service de cette section s’est faite le 11-03-2006, en rompant ainsi avec l’ancien système où les services de la police de l’aéroport embarquaient les personnes refoulées dans des camions pour les emmener vers la sûreté de la daïra de Dar El-Beïda où ils sont pris en charge.

Le même responsable explique cette réorganisation et cette restructuration par le fait que le traitement des cas des expulsés algériens se fera beaucoup mieux au sein-même de l’aéroport pour mettre à l’aise les personnes expulsées et alléger le travail de la sûreté de daïra de Dar El-Beïda qui a d’autres responsabilités et services à garantir.

Le chef de la section de la police judiciaire précise que ses services ont traité 1.452 dossiers d’expulsion depuis la création de cette section. Parmi ces cas 276 ont été traités depuis l’ouverture officielle de l’aérogare, du 5 juillet dernier à samedi dernier.

Le responsable de la PJ indique que la majorité des personnes expulsées subissent ce qu’ils appellent communément «un examen de situation» à la suite duquel la personne expulsée sera portée sur le fichier national, le fichier central et à la direction de la police des frontières.

Pour ceux des expulsés ayant des passeports et des visas falsifiés ou ceux soupçonnés d’avoir utilisé une fausse identité, ils subiront un examen approfondi grâce à des moyens modernes qui ont été mis à la disposition de la section de la police judiciaire de la part de la DGSN. Les dossiers des personnes accusées de faux et usage de faux vont directement à la justice, précise notre interlocuteur en indiquant que ces cas ont beaucoup régressé au cours de ces derniers mois.

«On a mis tous les moyens pour dissuader ceux qui veulent voyager avec de faux passeports au point où actuellement les jeunes se procurent des passeports dans des pays étrangers pour accéder à d’autres pays», ajoute le responsable de la police judiciaire.

Et d’indiquer qu’«à partir du cas d’un seul passager ayant un faux passeport, on remonte, petit à petit, des réseaux de trafic de documents officiels».

Le responsable donne l’exemple de réseaux démantelés à Aïn Defla, Tizi Ouzou et Alger entre les années 2002 et 2003 et de rappeler le cas édifiant du dénommé «Mourad El-Idara» arrêté en 2002 à Dar El-Beïda avec 6 complices, accusés de falsification de passeports, visas et documents officiels.

Par M. Aziza - Quotidien Oran

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