Algérie : Belkhadem et l’état d’urgence
Le chef du gouvernement M. Abdelaziz Belkhadem a profité de son passage au camp communautaire arabe qu’abrite le centre de formation professionnelle de Birkhadem à Alger pour rappeler une évidence face aux supputations en cours: seul le président de la République peut décider de la prorogation du délai d’expiration de la repentance accordée aux terroristes dans le cadre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale.
La déclaration a été faite en marge de l’invitation qui lui a été adressée par 240 jeunes représentant 12 pays arabes qui séjournent en Algérie du 1er au 15 de ce mois.
Il n’annoncera pas non plus de nouveauté concernant la levée de l’état d’urgence. Celui-ci n’entravant pas, à ses yeux, les libertés publiques pour justifier sa levée immédiate. Mais l’allocution prononcée devant les jeunes des camps arabes ne dérogera pas à la règle.
Toutes les questions intéressant la nation ont été abordées. A commencer bien sûr par l’actualité de la guerre contre le Liban. Abdelaziz belkhadem lourera longuement la résistance libanaise face à «une barbarie sans précédent qui cible des innocents sans défense aucune».
En présence de Djamel Ould Abbès, ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, de Abdelhamid Mehri, ancien secrétaire général du FLN qui aura accompagné de bout en bout cette manifestation des camps arabes, le chef du gouvernement s’est interrogé sur le sens à donner à l’acharnement de l’armée israélienne à détruire le potentiel libanais et à s’en prendre à des civils, des femmes et des enfants.
Ce qui est grave, aux yeux de Belkhadem, c’est qu’Israël bénéficie d’une immunité soigneusement protégée par les USA. «Fort du soutien de l’administration américaine, Israël agit en toute impunité et fait fi des résolutions de l’ONU et les conventions des droits de l’homme. Les visées expansionnistes de Tel-Aviv n’ont pas de limite, projetant ainsi d’imposer un nouvel ordre mondial», a-t-il commenté.
A une question de la salle sur la position passive des pays arabes, le chef du gouvernement a préféré s’en tenir à la position algérienne qui «n’est jamais en contradiction avec ses engagements quand il s’agit de soutenir un peuple en détresse».
Il rappelle dans ce contexte que l’élan de solidarité de l’Algérie avec le peuple libanais ne se limite pas à l’envoi de l’aide humanitaire, mais concerne d’autres actions, à l’exemple du maintien des contacts entre les responsables politiques des deux pays. S’ensuivra un long rappel historique des relations tendues et des conflits qui ont émaillé les rapports entre Israël et le monde arabe.
Les participants aux camps arabes ont ensuite été les invités d’honneur de la compagnie nationale Sonatrach qui leur a offert un déjeuner. Une cérémonie conviviale au cours de laquelle ont été rappelées les vertus de la rencontre annuelle des jeunes issus des pays arabes.
Par Omar S. - Quotidien Oran
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