Algérie : Coup de grâce annoncé pour le GSPC
Depuis quelques jours, une inquiétante recrudescence des attentats terroristes est enregistrée dans différentes localités du centre du pays.
Hier, tard dans la nuit, à Oued Ouchaih, dans la banlieue sud de la capitale, un violent accrochage aurait opposé les services de sécurité à un groupe terroriste du GSPC, qui tente vainement de se réimplanter dans la capitale pour la replonger dans l’insécurité comme celle du milieu des années 90.
Le début du mois courant a connu une relative escalade des attentats terroristes, faisant craindre le pire à une population blasée par une décennie de tueries et de massacres dont le bilan est de plus de 100.000 morts.
Cette recrudescence s’expliquerait, selon certains observateurs, par le fait que le GSPC, acculé dans ses derniers retranchements, tente de desserrer l’étau sur ses éléments qui seraient encerclés dans différentes régions, notamment dans le centre.
C’est assurément pour faire diversion que cette organisation terroriste a réinvesti la capitale et sa périphérie en perpétrant des attentats à l’explosif mais de moindre envergure que ceux d’il y a quelques années, car manquant visiblement de logistique.
Pour contrecarrer les velléités terroristes, et dans le but de sécuriser au maximum la capitale, 14.000 policiers y ont été déployés en renfort ces derniers jours.
Implantés dans la Kabylie et les wilayas limitrophes, les éléments de ce groupe armé, presque décimés par les coups de boutoir que leur assènent régulièrement les services de sécurité, tentent d’exercer maintenant une sorte de forcing sur Alger, juste après le début de l’agression israélienne sur le Liban.
Depuis l’assassinat des sept militaires à Ahnif, dans la wilaya de Bouira, au RPG, les terroristes du GSPC ont, en effet, multiplié leurs actions dans différentes localités de la capitale, notamment à Benzerga, Hraoua, Aïn Taya et enfin à Tipaza. Ces attentats, tous à l’explosif, ont, pour rappel, fait un mort et plusieurs blessés.
Ayant eu vent des intentions du GSPC, les responsables du sécuritaire ont décidé de quadriller la capitale en renforçant notamment les contrôles des véhicules susceptibles de transporter de l’explosif.
L’Est d’Alger étant sous haute surveillance, et d’où les terroristes n’ont pratiquement aucune chance d’infiltrer la capitale, ces mêmes responsables se tournent vers l’ouest où, selon certaines sources, des ratissages de grandes ampleurs vont être opérés dans les tout prochains jours et où des grands moyens humains et logistiques seront utilisés afin de venir à bout des dernières poches terroristes qui y subsistent toujours. Seront touchées par ces ratissages les wilayas de Tissemsilt, Tiaret, Chlef et Aïn Defla.
Dans le versant Est, ce sont les wilayas de Tizi Ouzou, Boumerdès et Bouira qui seront, elles aussi, le théâtre de ratissages, le GSPC étant fortement implanté dans cette région du pays connue pour son relief montagneux et fortement accidenté.
Car, selon les mêmes sources, il n’est plus question que le GSPC, qui refuse de déposer les armes, se réinstalle dans la capitale et y commette des attentats en attendant de lui donner le coup de grâce et de pacifier définitivement le pays.
Même si ce groupe armé est fortement affaibli logistiquement, les services de sécurité, vigilance oblige, ne voudraient lui laisser aucune chance d’arriver à ses fins meurtrières et sanguinaires.
Par Zoubir Khelaïfia - Quotidien Oran
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