Algérie : Chauds les prix sur la corniche !
Le panier de la ménagère coûte les yeux de la tête cet été sur la corniche oranaise, qui connaît un rush estival inouï. Les commerçants ont dopé les prix des denrées alimentaires, faisant des recettes mirobolantes aux dépens des consommateurs, les habitants surtout.
L’occasion fait le larron, dit-on, et même les transports et certains services (KMS, cybercafés, hôtels, parkings, location immobilière...) ont profité de la circonstance pour opérer des hausses de prix substantielles. Mais surtout, c’est la flambée des prix des denrées alimentaires, viandes, fruits et légumes compris, qui est déplorée par les habitants de la corniche, notamment les petites bourses.
Il est vrai que les prix sont libres, mais presque toute la mercuriale a subi une hausse vertigineuse proportionnelle à la montée du mercure en cette période de grandes chaleurs. A commencer par l’eau minérale dont le prix de la bouteille a atteint 40 dinars, voire 50 dinars chez certains vendeurs.
Il vaut mieux être matinal pour acheter du pain, sinon il faudra subir le «diktat» des revendeurs qui passent de grosses commandes aux boulangeries et revendent leurs stocks à 10 dinars la baguette. Le sucre, quant à lui, se vend entre 70 et 80 dinars le kilo, alors que son prix officiel est de 65 dinars le kilo.
Il faut dire que la demande sur le sucre est très importante en cette période caractérisée par l’ouverture de nombreuses crémeries et autres cafés et salons de thé. Idem pour le lait, qui se vend entre 35 et 40 dinars le sachet. Le lait en poudre, l’huile, les oeufs et bien d’autres produits ne sont pas en reste.
Une virée du côté du grand marché à ciel ouvert d’Aïn El-Turck fait ressortir l’envolée des prix des fruits, des légumes, des viandes rouges et blanches et du poisson et autres fruits de mer. Certes, les estivants sont peu regardants sur les prix affichés dans les stands et dépensent sans compter. Mais les petites bourses crient à l’avidité des marchands.
La cherté des produits à Aïn El-Turck pousse de nombreux habitants à aller faire leurs courses à Oran. C’est vrai que le parcours est long, 30 kilomètres l’aller-retour, et plein d’encombrements, mais la somme à gagner en faisant ses courses à Oran au lieu de les faire sur la corniche en vaut la peine, nous dira un citoyen.
Par H. Saaïdia - Quotidien Oran
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