Accueil
Actualité
Forum
Petites Annonces
Annuaire
Trouver un Vol
Musique

Algerie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Culture Algérienne
 
 
 
 
Tourisme Algérie
  Se Rendre en Algérie
  Villes Algériennes
  Les Plages
  Les Hôtels
  Les Transports
 
Services
 
 
 
 
  Sonneries et Logos
Site Algérie-Monde
 
 
   
 
   
 

 

   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
     
Actualité

 

Algérie : Craintes dissipées

 

Les propos tenus jeudi à Alger par le vice-ministre des Affaires étrangères italien, Ugo Intini, sur cette fameuse affaire de «cartel algéro-russe», qui a pris de la dimension à la suite de l’accord signé la semaine dernière à Moscou entre Sonatrach et la compagnie russe Gazprom, recentrent pour ainsi dire le débat dans son véritable contexte.

Il est vrai qu’on peut inscrire les déclarations de Ugo Intini dans le registre ès qualités prompt à arrondir les angles. Il est tout aussi vrai que les craintes du groupe pétrolier italien ENI peuvent trouver un justificatif dans l’épisode de la crise entre l’Ukraine et la Russie qui avait perturbé l’approvisionnement en Europe.

Mais une telle approche de cette prétendue affaire de cartel algéro-russe peut-elle résister à la froideur de l’analyse si on venait à donner aux experts droit au chapitre ? Ce que se sont abstenus d’ailleurs de faire tous ceux qui ont voulu accréditer cette thèse.

Le vice-ministre des Affaires étrangères italien ne faisait en réalité, quand il exprimait avec assurance n’avoir aucune crainte, que rejoindre les experts dans leur estimation du risque. Daniel Simmons, expert en gaz naturel à l’Agence internationale de l’énergie (AIE), fait remarquer par exemple que la gestion d’un cartel du gaz serait une opération «incroyablement difficile» en raison de la multiplicité des types de gaz naturel et des moyens de transport.

«Jusqu’à présent, Gazprom et Sonatrach sont des concurrents sur le marché européen», relève de son côté la revue spécialisée Pétrole et Gaz Arabes. Rien n’indique pour l’instant que les deux pays fomentent, via leurs entreprises, la création d’une «Opep du gaz», à rapprocher de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), devait préciser la même revue.

Un cartel ? Peu probable. Du moins si l’on se réfère à la vision de l’Algérie des relations durables qu’elle veut entretenir avec ses partenaires économiques et des perspectives dans lesquelles elle inscrit le développement de son potentiel énergétique. A chaque occasion, notre pays réaffirmait sa volonté de s’en tenir strictement à ses engagements contractuels avec ses partenaires gaziers, quelles que soient les circonstances, en leur garantissant, au bout de la démarche, un approvisionnement sûr et régulier.

L’Algérie n’a d’autre ambition, à travers les protocoles d’accord signés avec le géant gazier russe, que de renouveler une expérience qui aura été fructueuse avec plusieurs compagnies mondiales, telles la norvégienne Statoil et l’anglo-néerlandaise Shell, dans le domaine de l’exploration et du développement des gisements en Algérie et ailleurs. Quoi de plus légitime.

L’Italie l’aura compris. La Commission européenne également... Et pour cause: face au bouillonnement «officieux» de certains médias et industriels du Vieux Continent, elle a sobrement indiqué «suivre» le projet, sans signaler d’inquiétude particulière.

Par Mohamed Salah Boureni - Quotidien Oran

 

 

Algerie-Monde.com © 2005 - 2006 Tous Droits Réservés