Algérie Télécom
Cadres et travailleurs solidaires du PDG. Brahim Ouaret, PDG d'Algérie Télécom, a été arrêté dans la matinée de jeudi à son domicile, apprend-on de bonne source.
Une arrestation ordonnée par la chambre d’accusation près la cour d’Alger – et qui a concernéaussi quatre autres responsables d’AT – s’est prononcée mardi dernier par l’annulation de la décision du juge d’instruction près le tribunal d’El Harrach du 23 juillet dernier, lequel avait ordonné la liberté provisoire pour Ouaret et de quatre directeurs centraux mis en cause dans une affaire de «passation de marchés en violation de la réglementation».
Avec la mise de Ouaret et de ses quatre collaborateurs sous mandat de dépôt, cela porte à onze (11) le nombre de mis en cause (entre cadres et entrepreneurs), à attendre derrière les barreaux le jugement final de la cour d’Alger. Pour rappel, plus de 700 travailleurs d’Algérie Télécom avaient observé, mercredi dernier, une journée de protestation contre la détention provisoire de leur président-directeur général, M. Brahim Ouaret.
Cela, pour contester la décision de la chambre d’accusation de mettre leur PDG sous les verrous. Assistant au sit-in, ce dernier avait déclaré qu’il n’avait absolument rien à se reprocher et qu’il n’avait pas peur de la justice. Il a appelé ceux qui sont venus le soutenir dans cette épreuve «à garder leur calme, de ne pas quitter leurs postes et de continuer leur travail le plus normalement possible».
Par ailleurs, les travailleurs d’AT qui déclarent croire en l’innocence, jusqu’à preuve du contraire, et en l’intégrité de leur PDG, ont soutenu en menant leur action de solidarité que «Brahim Ouaret avait beaucoup fait pour Algérie Télécom, depuis sa nomination à la tête de l’entreprise, ce qui a permis de quadrupler son chiffre d’affaires le portant à 124 milliards de dinars et de classer l’entreprise au deuxième rang à l’échelle nationale après Sonatrach».
Cette conviction est partagée par le ministre du secteur, le Dr Boudjemaâ Haichour, qui avait déclaré qu’il «fallait attendre que la justice tranche et détermine les responsabilités de chacun avant d’entreprendre les mesures administratives qui s’imposent à l’encontre de ceux qui seront reconnus coupables».
Rappelons que la justice reproche aujourd’hui au mis en cause dans cette affaire, la mauvaise gestion et l’infraction au code des marchés, un préjudice de 80 milliards de centimes causé à Algérie Télécom, des suites de la passation de 36 marchés portant réalisation d’agences commerciales pour AT, au mode de gré à gré. Cela, en plus du fait que de nombreuses factures avaient été surévaluées.
Le scandale avait éclaté en conclusion d’une enquête menée, pendant neuf mois, par la brigade économique et financière de la Gendarmerie nationale.
Par Habiba Ghrib - Le Jour d'Algérie
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