Algérie : Alerte à la bombe à la cour d’Oran
Panique, hier après-midi, au siège de la Cour d’Oran, après une alerte à la bombe. Aux environs de 15h20, les éléments des forces de sécurité sont intervenus, pour faire évacuer les citoyens qui étaient dans la grande salle des guichets, au rez-de-chaussée du Palais de justice, sis square ex-Maître Thuveny, au coeur de la ville d’Oran.
Alors que des dizaines de citoyens, dont la plupart étaient venus pour retirer leur casier judiciaire et autres documents, couraient vers l’extérieur, des gendarmes et des policiers, accompagnés par les agents de sécurité de cette cour, passaient au peigne fin cet édifice de deux étages à la recherche d’une éventuelle bombe ou tout autre objet suspect. Les recherches ont été concentrées sur le rez-de-chaussée qui abrite des guichets et des bureaux ainsi que sur l’espace vert entourant l’édifice.
Selon des informations concordantes recueilles sur place, c’est un appel téléphonique anonyme qui est à l’origine de l’alerte à la bombe qui s’est avérée être fausse. Une personne aurait téléphoné à deux reprises (à intervalle de 3 à 4 minutes), au standard de la cour demandant au standardiste de lui passer un responsable de la cour, et ce, pour une affaire urgente.
Ayant eu un responsable au bout du fil, cette personne a annoncé qu’il y avait une bombe dans le siège de la cour et qui allait exploser dans un moment. Suite à cela, le groupement de la gendarmerie nationale de la wilaya d’Oran, qui se trouve à quelques mètres du palais de Justice, ainsi que la sûreté de wilaya ont été alertés par les responsables de la cour.
Un dispositif sécuritaire imposant a été aussitôt déployé autour de l’édifice, a-t-on constaté sur les lieux.
D’après les mêmes sources, dans son deuxième appel, un autre appel vraisemblablement de la même personne est passé à la cour. A l’autre bout du fil une personne déclare qu’une bombe a été déposée au tribunal d’Es-Seddikia (tribunal correctionnel relevant de la même cour, situé à Oran-est).
Là encore, et après fouille il s’est avéré qu’il s’agissait d’une fausse alerte puisque rien n’y a été trouvé et où aucun ordre d’évacuation n’a été donné et aucune scène de panique signalée. A noter que ce n’est pas la première fausse alerte à la bombe dans ce tribunal, qui accueille l’ensemble des chambres d’instruction du tribunal d’Oran au nombre de huit.
En effet, au moins trois alertes à la bombe similaires ont été signalées auparavant dans ce tribunal à l’occasion de la présentation de personnes poursuivies pour activité en relation avec le terrorisme. Selon des sources sécuritaires, une enquête a été ouverte, hier, pour identifier la personne qui a lancé ces fausses alertes, créant la panique et semant la peur.
Par H. Saaïdia - Quotidien Oran
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