Football Algérie : Des lendemains incertains pour l’équipe nationale
A moins de deux semaines du match Guinée-Algérie (3 septembre à Conakry), qui coïncide avec le début des éliminatoires de la CAN-2008, l’équipe nationale montre des signes inquiétants. Ce match amical Algérie-Gabon (0-2) de mardi dernier est supposé être la dernière réputation avant la confrontation guinéenne.
Si les protégés de Cavalli n’ont pas résisté devant l’humble formation gabonaise, qu’en sera-t-il face à la Guinée ? Pourtant, le sélectionneur national a disposé de tous les joueurs et a aligné une équipe composée essentiellement de professionnels.
Ces derniers sont mieux préparés, donc plus performants que les locaux. La défaite essuyée contre le Gabon et surtout le comportement de l’équipe sont révélateurs du niveau de celle-ci.
En l’espace de deux minutes, l’EN a encaissé deux buts (66' et 67') avant de s’écrouler. La nervosité des joueurs est loin de rassurer Cavalli quand on sait que Brahami et Ziani (meilleur joueur de la Ligue 2 française la saison dernière) ont été expulsés.
Deux joueurs faisant figure de chevronnés et d’anciens en équipe nationale. Aussi, dans sa globalité, la prestation de l’équipe nationale contre le Gabon est inquiétante à plus d’un titre, d’autant plus qu’en moins de deux semaines, Jean Michel Cavalli affirme avoir sélectionné les meilleurs joueurs. En ce sens, les éliminatoires de la CAN-2008 s’annonceraient mal pour l’équipe nationale, surtout quand on sait que l’objectif de Cavalli consiste d’abord à qualifier l’équipe à la phase finale de la coupe d’Afrique.
C’est également l’objectif de la FAF, rappelant que le président Hamid Haddadj considère son mandat comme étant «technique», c’est-à-dire réhabiliter l’ensemble des sélections nationales. Cependant, il faudrait toujours relativiser les résultats du football algérien.
Le championnat national tire sa faiblesse de ses interminables mini-trêves (reports des matches), alors que les joueurs algériens opérant à l’étranger ne sont pas souvent titulaires dans leur club, arrivant à peine à jouer le maintien dans leurs championnats respectifs. A tout cela s’ajoute un entraîneur national à la carte de visite maigre et la boucle est bouclée. Et le football algérien continue de tourner dans cette boucle.
Par Kamel Mohamed - Quotidien Oran
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