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Actualité

 

Haïchour et l'affaire Algérie Télécom

 

Algérie TélécomDans l’entretien qu’il a accordé au quotidien national Liberté paru dans son édition du dimanche 20 août 2006, Boudjemaa Haïchour, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et des télécommunications, a insisté à maintes reprises sur le fait que le scandale survenu à Algérie Télecom (AT) n’aurait pas d’incidence sur l’image de marque de l’entreprise.

Et d’expliquer par là : «Au niveau mondial toute entreprise peut vivre des malversations ou une mauvaise gestion par le fait d’individus opérant au sein de l’entreprise.» Pour le cas d’AT, le ministre a soutenu : «Il ne faut surtout pas faire supporter à l’entreprise les erreurs de personnes qui se sont rendues responsables de malversations et par ces actes malveillants ont attenté à la notoriété de l’entreprise.» Quant à la question relative à l’avenir immédiat de l’entreprise, Boudjemaa Haïchour a été clair.

«Les choses se passent le plus normalement du monde car les travailleurs vaquent à leurs occupations. Et la transition s’est déroulée dans les règles.» On apprend d’ailleurs qu’un DG par intérim et un président du conseil d’administration de l’entreprise ont été installés le 14 août dernier, après quatre jours de flottement.

A la question de savoir à quel moment le premier responsable du secteur de la poste et des TIC a été mis au courant de l’esclandre, celui répondra : «C’est suite aux articles de presse faisant part de malversations enregistrées dans la gestion de l’opérateur historique que j’ai demandé au PDG de AT de m’informer sur les accusations dont il a été ciblé avec d’autres de ses cadres.»

Et d’expliquer aussi «Je tiens à faire savoir que les malversations ne relèvent pas directement du contrôle du ministère car de par ses statuts, l’entreprise est gérée par un conseil d’administration et des instances responsables de tout ce qui touche aux affaires internes de l’entreprise.»

Ce dernier d’indiquer au passage : «Le ministre a droit de regard en tant que membre de l’assemblée générale de l’entreprise». Et de signaler : «Dès l’instant où j’ai été informé et après avoir interpellé les premiers responsables de l’entreprise pour plus d’explications, j’en ai fait part à msa hiérarchie directe.»

Autre volet abordé dans cet entretien, celui de la réforme d’Algérie Poste. Le ministre fera part de ses appréciations tirées à partir de ses visites sur le terrain, disant en substance : «Des améliorations ont été constatées mais il reste du travail notamment dans la célérité de l’exécution des opérations postales.»

En ce qui concerne les changements opérés à la tête de l’ARPT et de la dernière décision prise par cette dernière au sujet du litige entre l’opérateur Lacom et AT, l’interviewé répondra : «Des changements et des démissions, il en existe partout. Les blocages dont on parle n’existent pas au sein de l’ARPT. A propos du litige, je dirais que l’autorité de régulation est souveraine dans sa décision et au regard de l’évolution du marché de la téléphonie fixe, elle a pris la décision qui s’imposait. Laquelle a été appliquée sur le champ.»

Par Ziad Abdelhadi - La Tribune

 

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