Algérie : La mobilisation de la société civile algérienne se poursuit
Plus d’un mois après sa création, au lendemain de l’agression sioniste contre le pays du Cèdre, le Comité algérien de solidarité avec les peuples libanais et palestinien continue de multiplier les actions de soutien au peuple libanais qui a subi et continue de subir les affres d’une salle guerre menée avec la bénédiction des Etats-Unis.
Comme il n’a cessé depuis sa création d’interpeller la communauté internationale et l’opinion publique mondiale afin de faire cesser les agressions au quotidien commises contre les peuples libanais et palestinien dans l’impunité la plus totale et dans un silence complice et déconcertant.
Le Comité algérien a donc organisé, hier, à la maison de la presse Tahar Djaout, une conférence de presse dans laquelle il a dressé un bilan des actions entreprises jusqu’à maintenant, en signe de soutien au peuple libanais.
Composée d’une quarantaine d’associations, d’un panel de personnalités politiques, artistiques et sportives, ce comité de solidarité a mis en branle tout un programme d’aide et de soutien au peuple libanais, programme, dira la présidente, Mme Saïda Benhabyles, «que nous n’avons eu aucun mal à concrétiser : nous n’avons eu aucune difficulté, ni d’ordre administratif ni autre de la part des pouvoirs publics», précisera-t-elle encore. Attestant du soutien des autorités algériennes à la société civile, elle évoque le message adressé au comité par le ministre d’Etat de Mohamed Bedjaoui, qui s’est félicité de la forte mobilisation de la société civile algérienne.
Concrètement, ce comité a réussi à collecter, lors du gala artistique organisé le 14 août dernier au théâtre de Verdure, une recette de 267 300 000 centimes, qui ira au peuple libanais. La présidente du comité a d’emblée mis en exergue la mobilisation des artistes algériens qui n’ont pas hésité, dit-elle, à se manifester spontanément.
D’autres galas sont prévus à Oran et Annaba. Elle a fait part aussi des marches et des meetings de soutien initiés par l’UGEL et l’UNEA et du déplacement prochainement à Alger d’étudiants libanais.
La présidente du comité, qui n’a pas manqué de revenir sur les actes criminels et la prise d’otages du président du Parlement palestinien, des députés et des ministres palestiniens par l’Etat sioniste, a rappelé que le Comité algérien de solidarité aux peuples libanais et palestinien a adressé des lettres au président des Etats-Unis, à des organisations internationales non gouvernementales comme Amnesty International, la Fédération internationale des droits de l’Homme et Human Rights Watch et une lettre ouverte destinée aux citoyennes et citoyens américains, leur demandant d’intervenir pour mettre fin à l’agression que subissent depuis bien trop longtemps les peuples libanais et palestinien.
Dans sa lettre adressée au président américain, le comité souligne que «le soutien inconditionnel et l’aide, notamment matérielle et militaire, apportés par le gouvernement américain à l’Etat d’Israël sont vécus par les peuples arabes comme la manifestation d’une solidarité fondée sur des considérations d’origine, de religion, de culture qui induit des conséquences graves pour l’avenir du monde et pour l’avenir des relations avec les peuples arabes». «Ces crimes contre l’humanité ont été perpétrés, ajoute la lettre, avec l’aide et l’engagement de la nation américaine.»
Le Comité algérien de soutien aux peuples libanais et palestinien qui considère, selon sa présidente, qu’«Israël tire sa puissance de la division, de la complicité et de l’absence de démocratie des pays arabes», a vivement critiqué l’Organisation des Nations Unies, estimant que la dernière résolution du Conseil de sécurité n’a fait aucune allusion «au principe de compensation des pertes et destructions que doit appliquer Israël au Liban, ce qui ne fait qu’encourager encore plus l’injustice», dit-elle, condamnant ainsi la complicité internationale qui fait qu’aujourd’hui «Israël, cet enfant gâté des Etats-unis et de la communauté mondiale perpètre des crimes contre l’humanité au quotidien, se plaçant ainsi au-dessus de la loi et au-dessus de tout le monde».
Par Amel Bouakba - La Tribune
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