Algérie : Retour sur la visite d’une délégation algérienne au Liban
Revenant d’un voyage de trois jours au Liban, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité Djamel Ould Abbas, évalue la situation dans ce pays et affirme que l’action humanitaire se situe en dehors de toute exploitation politique.
«Dès qu’on affiche notre identité, les Libanais nous reçoivent avec un grand sourire» a déclaré, hier, Djamel Ould Abbas après son retour, dimanche dernier, du Liban avec la délégation algérienne.
L’aide de l’Algérie aux Libanais n’est pas passée inaperçue. Ils étaient particulièrement sensibles autant aux aides qu’à la position «nette et tranchée» de l’Algérie par rapport à l’agression militaire israélienne contre ce pays.
Commentant les images filmées sur place sur des destructions dans les villes touchées par les bombardements de l’aviation israélienne, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité, conclut à un «tsunami» qui est passé par là. Notamment dans le quartier de Dahia qui constitue le périmètre de sécurité du siège du Hezbollah à Beyrouth. Nabatéyé, Saida, Tyr et Qana que la délégation algérienne a visités ont connu les mêmes destructions avec la même sauvagerie.
«C’est de la haine que vouent les Israéliens à ce pays», témoigne le ministre. Avec 1.110 morts et la population déplacée, l’on évalue à 2,5 milliards de dollars les dégâts et un manque à gagner de 2 autres milliards de dollars que devaient engranger l’activité touristique, est-il souligné.
Plusieurs personnalités politiques libanaises ont rencontré la délégation algérienne, lors de cette visite notamment le député du Hezbollah Hassan El-Hadj, Nebih Berri, Salim El-Hoss, Yahia Raad, le ministre de l’information libanais...
L’Algérie qui est le premier pays à avoir envoyé au Sud-Liban, une délégation conduite par un ministre, à la suite de l’appel du président de la République à «aider le Liban», a mobilisé 13 gros porteurs de l’ANP pour acheminer 330 tonnes de vivres, médicaments et générateurs d’électricité. Une autre aide humanitaire de 150 tonnes a été également acheminée par mer.
«Cette solidarité avec les Libanais ne va pas s’arrêter là», Djamel Ould Abbas a estimé que les prochaines aides qui seront envoyées seront ciblées en fonction de la demande libanaise.
Et de citer le besoin en consommables hospitaliers. La formation de psychologues pour prendre en charge les enfants victimes de traumatismes constitue l’objet de pourparlers entre associations libanaises et ministère de la Solidarité. En guise de conclusion le ministre, affirme que les Libanais dont le moral n’a pas été ébranlé pensent déjà à la reconstruction et «la volonté y est».
Par S. E. K. - Quotidien Oran
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