Algérie : Le travail non déclaré prend de l’ampleur à Sebdou
A travers le territoire de Sebdou, pas moins de 100 ouvriers, selon notre enquête, répartis à travers 35 cafés, perçoivent un salaire en deçà des espérances (entre 6 000 et 7 000) et non déclaré.
A l’instar d’autres villes du pays, le travail non déclaré touche bon nombre de personnes et constitue par conséquent l’une des questions d’intérêt commun en matière d’emploi.
Selon certains, le principal attrait de l’économie informelle est de nature économique car ce type d’activité permet aux employeurs, aux salariés et aux travailleurs indépendants d’augmenter leurs revenus ou de réduire leurs coûts en échappant à l’impôt et aux cotisations sociales.
Cela explique que le travail non déclaré peut avoir un impact considérable sur les finances publiques du fait des pertes qu’il implique en termes de recettes fiscales et de cotisations sociales.
Lors de notre enquête, les non-déclarés ont tenu à déclarer, en gardant l’anonymat par crainte de leur patron, la nécessité des responsables du secteur concernés de diligenter une enquête afin de les insérer dans le cadre formel. Seule, comme tient à le souligner un ouvrier, une stratégie globale ciblée permet de lutter efficacement contre le travail non déclaré.
Face cependant au travailleur non déclaré et qui est beaucoup plus exposé aux risques professionnels qu’un salarié, une opération de contrôle rigoureux est efficace pour dévoiler cette exploitation, devant le phénomène du chômage où la règle est bien précise : 6 000 dinars à prendre ou à laisser.
Par Mohamed Medjahdi - La Tribune
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