L’Algérie et l’Egypte ont frôlé l’«incident diplomatique»,
L’Algérie et l’Egypte ont frôlé l’«incident diplomatique», sur fond de guerre au Liban, rapporte une source proche du ministère des Affaires étrangères selon laquelle cet «incident» explique l’absence du ministre algérien des Affaires étrangères à la réunion, dimanche dernier, des ministres arabes des Affaires étrangères, au Caire, et son remplacement par le ministre algérien de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz.
Cette source impute cette absence par l’«accrochage verbal» qui a opposé les ministres algérien et égyptien, lors d’une précédente réunion qui a eu lieu à Beyrouth le 7 août courant lorsque l’armée israélienne s’acharnait sur la population libanaise.
Bedjaoui Mohamed avait surpris plusieurs ministres arabes entretenant des relations diplomatiques avec Israél en s’interrogeant sur les raisons qui empêchent ces pays de rappeler leurs ambassadeurs à Israël en signe de protestation contre l’agression israélienne contre le Liban.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères n’a pas apprécié les quatre vérités prononcées par son homologue algérien et lui aurait répondu par des mots qui ont irrité le ministre algérien des Affaires étrangères.
Les positions officielles de ces deux pays concernant la guerre engagée par le tsahal contre le peuple libanais sont diamétralement opposées. Tandis que l’Algérie saluait la résistance héroïque de ce peuple contre cette agression meurtrière, les officiels égyptiens disaient ne pas être prêts à sacrifier leurs relations avec l’Etat hébreu malgré les nombreux morts parmi les enfants, femmes et personnes âgées libanais.
Par M. Abi - Le Jour d'Algérie
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