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Actualité

 

Algérie : Perturbations à l’aéroport d’Es-Sénia

 

De grandes perturbations dans le trafic aérien, tout particulièrement les vols d’Air Algérie, ont été constatées, ces quatre derniers jours, à partir de l’aéroport d’Es-Sénia, à Oran. De nombreuses pannes techniques ont été évoquées par des responsables pour expliquer les retards qui se sont accumulés. Un «effet boule de neige» qui a rendu la situation intenable chez les passagers.

En effet, depuis dimanche dernier, 20 août, la salle d’embarquement de l’aérogare d’Oran a vécu sous le rythme de l’impatience des passagers qui devaient voyager sur les lignes domestiques ou internationales. D’importants retards, dépassant parfois les 9 heures, ont obligé les voyageurs à une attente forcée. Selon le directeur de l’aéroport d’Oran, M. Djemaï, contacté, hier par téléphone, le vol Oran-Marseille (France) qui devait partir, hier, à 8h du matin, n’a pu décoller qu’aux environs de 16h, soit un retard de 8 heures.

Durant la même journée, un autre vol qui devait rejoindre Lyon (France), a enregistré un retard considérable. En effet, devant décoller à 8h, l’avion se trouvait toujours sur le tarmac de l’aéroport d’Oran, vers 18h. Ceci sans parler des vols nationaux, notamment sur Alger, qui ont également connu des retards de 3 à 4 heures.

D’autre part, mardi, le vol à destination de Marseille programmé à 16h n’a pu avoir lieu que le lendemain, mercredi, à 2h du matin. Par ailleurs, le lundi a été également une journée pénible pour les voyageurs, notamment vers la France. Le vol sur Marseille, prévu à 8h du matin, n’a pu décoller qu’à 17h, soit un retard de 9 heures. Même chose pour le vol sur Lyon qui accusa un retard de plus de 3 heures. L’avion a pris son envol vers 17h, alors qu’il était programmé pour 13h50. Le responsable de l’aéroport d’Oran explique cette situation par une accumulation de pannes techniques ayant entraîné des retards qui se sont accumulés pour aboutir à cette situation.

«C’est l’effet boule de neige; un retard en entraîne un autre, en plus de certaines défaillances dans la programmation», explique M. Djemaï, ajoutant que «malheureusement, en ces périodes de grande affluence, il n’y a pas de moyens de rechange, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’avions de substitution avec lesquels ont pourrait remplacer les avions défaillants et éviter l’accumulation des retards.

Conséquence, les retards s’ajoutent aux retards qui se répercutent sur les lignes internationales et domestiques et, au bout, le mécontentement des voyageurs».

En effet, pour leur part, les voyageurs ne mâchent pas leurs mots. «Qu’on nous prévienne! Nous ne sommes pas des marchandises inertes qui supportent ces retards sans rechigner, sans nous plaindre. Il y a un manque de communication flagrant. Nous sommes des clients, nous payons avec notre argent et nous voulons en avoir, donc, pour notre argent.

Nous avons droit au respect et ce respect ne peut se traduire que par une information claire et bien diffusée», dit ce voyageur qui nous a contacté par téléphone. «Toutes les compagnies aériennes du monde connaissent des retards et des annulations, pour une raison ou pour une autre. Mais ces compagnies n’auront jamais l’idée de laisser leurs clients dans les salles d’embarquement dans une attente longue et forcée, sans leur expliquer les raisons des retards et, surtout, en les informant à temps.

Dans notre cas, nous attendons sans savoir combien de temps cela va durer. Si nous étions informés, nous pourrions annuler notre voyage, choisir une autre date ou prendre le bateau. Mais, niet: aucun interlocuteur. Et s’il y en a un, il est évasif, lui-même est dépassé».

Par M. Mazari - Quotidien Oran

 

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