Accueil
Actualité
Forum
Petites Annonces
Annuaire
Trouver un Vol
Musique

Algerie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Culture Algérienne
 
 
 
 
Tourisme Algérie
  Se Rendre en Algérie
  Villes Algériennes
  Les Plages
  Les Hôtels
  Les Transports
 
Services
 
 
 
 
  Sonneries et Logos
Site Algérie-Monde
 
 
   
 
   
 

 

   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
     

 
Web Algerie-Monde.com
Actualité

 

Algérie : Prorogation des délais d'application de la charte, Belkhadem en éclaireur

 

Abdelaziz BelkhademAbdelaziz Belkhadem, le secrétaire général de l’instance exécutive du Front de libération nationale (FLN), remet ça : depuis la capitale des Hammadites, Béjaïa, ou il a présidé à l’ouverture de l’université d’été de son parti, il a repris d’entonner le refrain cher au réconciliateur qu’il fut et qu’il demeure toujours, en l’occurrence repousser les délais de vigueur de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Surenchère partisane ou entreprise de défrichement de terrain à une décision hautement politique à venir ?

Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir) - Il y a assurément une tranche de conviction personnelle et de position partisane dans les appels itératifs de Belkhadem à proroger les délais impartis à l’application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Mais est-ce seulement le besoin de caresser un rêve qui lui dicte d’ainsi se comporter et revendiquer une extension des délais de vigueur de l’ordonnance présidentielle portant charte pour la paix ?

Le secrétaire général de l’instance exécutive du Front de libération nationale a habitué, bien avant qu’il ne soit catapulté chef du gouvernement, en remplacement du patron du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, à ne pas prêcher dans le désert, s’agissant de questions politiques engageantes.

L’opinion a eu à prendre acte de ce que les demandes politiques de Belkhadem restent rarement des vœux pieux. L’avant-dernière revendication politique qu’il a formulée, fort, il faut le dire, de l’appui de sa formation, a trait à la révision constitutionnelle. Et d’aucuns savent la fulgurante promotion réservée à cette revendication, laquelle de simple expression partisane s’est vite vue muer en un vecteur directeur de l’action présidentielle à courte échéance.

Le président de la République, qui s’était bien gardé de commenter ce qui s’apparentait à des élucubrations partisanes du FLN, laissant certainement à l’idée le temps de se vulgariser, a fini en effet par officialiser l’option de remodelage du texte de la loi fondamentale. La perspective référendaire se trouve même cernée dans un intervalle temps borné par l’avant-terme de l’année en cours. Faut-il, cela étant, créditer Abdelaziz Belkhadem de capacités de persuasion singulières qui auraient fini par décider le président Bouteflika à ouvrir officiellement le chantier de la révision constitutionnelle ?

Une certaine analyse, lucide, il faut le reconnaître, s’est refusée, dès le début, à comprendre l’agitation de Belkhadem et de son parti comme des aventures solitaires, sinon exclusivement partisanes. Le temps a fini par prouver la justesse d’une telle appréciation. Le président de la République n’était pas si détaché qu’il était donné à voir de la revendication à l’apparence partisane que Belkhadem se faisait un devoir de formuler.

Cela considéré, il n’est pas exclu que présentement encore, relativement à la prorogation des délais de vigueur de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, Belkhadem ne ferait que prester pour le locataire du palais d’El Mouradia. L’insistance mise par le secrétaire général de l’instance exécutive du FLN à promouvoir son idée d’extrapolation des délais de la charte le corrobore en tout cas.

C’est ce qui d’ailleurs ferait que Belkhadem fasse peu de cas des réserves, voire l’opposition de l’alliance présidentielle à la perspective de proroger les délais d’application de la charte. Le président en exercice de l’alliance présidentielle, le chef du MSP avait publiquement, dans un passé récent, engagé dans un refus de l’option. Cela n’a pas valu rappel de Belkhadem à la discipline.

Peu lui chaut, à l’évidence, que ses deux partenaires de l’alliance soient en décalage affermi avec son leitmotiv. Et il ne se gêne pas de révéler le pourquoi d’une telle assurance : «Nous n’avons pas besoin de nous concerter autour de cette question puisqu’il s’agit d’une prérogative du président de la République définie même dans la charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui lui donne le droit de prendre d’autres mesures adéquates. »

Par Sofiane Aït Iflis - Le Soir d'Algérie

 

Algerie-Monde.com © 2005 - 2006 Tous Droits Réservés