Algérie : Les chiffres de Benbouzid
Algérie - Le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, a annoncé, hier, l’ouverture de 9.000 postes budgétaires pour l’année scolaire 2006-2007, dont la rentrée est fixée au 9 septembre pour les wilayas du Nord et le 16 du même mois pour les wilayas du sud du pays.
Au total, le secteur de l’Education accueillera cette année 7.575.000 élèves, dont 628.500 nouveaux, tous cycles confondus. Le nombre des scolarisés a diminué de 0,24% durant les cinq dernières années.
Ces déclarations, le ministre de l’Education les a faites lors des travaux de la conférence nationale des directeurs de l’Education de l’ensemble des wilayas du pays qui se tient durant deux jours à l’Institut de formation des formateurs de Ben Aknoun. Selon Benbouzid, l’Etat a mis le paquet afin d’assurer les meilleures conditions de scolarité des élèves.
Et de souligner la réception de nouvelles infrastructures par son secteur: 64 nouveaux lycées, 165 collèges et 2.549 salles de classe pour le primaire. Le ministre a estimé que «grâce à ces capacités d’accueil, le taux national d’occupation des locaux diminuera de 33,4 à 32,3% d’élèves par classe».
Pour Benbouzid, la réception de ces nouvelles structures permettra aussi la création de nouveaux emplois administratifs et pédagogiques. Il a annoncé dans se sens que 9.000 postes budgétaires sont prévus cette année, dont 5.000 postes administratifs et 4.000 autres pédagogiques.
«C’est une première depuis 1995», dira le ministre, en insistant sur le fait que désormais chaque fonctionnaire de l’Education (administratif ou enseignant) devra travailler en fonction de sa formation et de sa spécialité. Le nombre d’employés dans le secteur (enseignants et fonctionnaires) dépassera, avec ces 9.000 postes, les 510.000, soit 35% de fonctionnaires de la Fonction publique.
Sur la question de la revalorisation des salaires du personnel de l’Education, le ministre déclare qu’une fois le nouveau statut adopté pour la fonction publique il y aura sûrement une augmentation de salaire du personnel de l’Education, suivant ce que prévoira le statut particulier du secteur.
Le ministre a évoqué en outre l’introduction de 56 nouveaux programmes pédagogiques cette année dans les nouvelles classes touchées par la réforme. Il s’agit de la 4e année primaire, la 4e année moyenne et la 2e année secondaire.
Le ministre rassure que le problème des manuels scolaires ne se posera pas pour la prochaine année scolaire. «Nous avons préparé 44 nouveaux manuels représentant un total de 53 millions de manuels». Le ministre a déclaré en outre que les pouvoirs publics ont dégagé une enveloppe de 5 milliards de dinars destinée à la cession gratuite des manuels scolaires aux élèves nécessiteux des 3 paliers, estimés à 3 millions d’élèves.
Le ministre de l’Education a saisi l’occasion pour donner des instructions aux directeurs de l’Education pour assurer la meilleure rentrée scolaire. Il a demandé aux directeurs de créer dans chaque wilaya une cellule chargée de recevoir les doléances des parents d’élèves et de les prendre en compte pour corriger ce qui doit l’être.
Il a même exhorté les directeurs à aller à la recherche des enfants qui n’ont pas été inscrits par leurs parents en collaboration avec les services de la wilaya. Le ministre a en outre demandé aux directeurs de l’Education de remettre le projet d’établissement au ministère d’ici la fin octobre, un projet qui doit être élaboré conjointement avec les parents d’élèves et qui repose sur un système d’évaluation et de suivi.
Concernant les écoles privées, si les Egyptiens ont accepté d’enseigner le programme d’enseignement national algérien en proposant deux écoles, une algérienne pour les élèves algériens et l’autre égyptienne pour les élèves égyptiens, les Saoudiens, affirme le ministre de l’Education, ont rejeté l’enseignement du programme algérien, raison pour laquelle le ministère de l’Education a ordonné le transfert des élèves algériens de l’école saoudienne privée vers les écoles publiques. «L’Etat est responsable de l’éducation de ces enfants», précise le ministre.
Et d’expliquer que contrairement à la France, l’Algérie n’a pas d’accords bilatéraux avec l’Etat saoudien dans le domaine de l’éducation. «Nous avons 18.000 élèves algériens qui étudient l’arabe dans des établissements français, ce n’est pas le cas avec nos frères saoudiens»
Par ailleurs, le ministre a déclaré qu’il y a cette année 112 établissements scolaires privés agréés répartis à travers 14 wilayas. Le nombre d’élèves inscrits dans ces établissements, selon le ministre, est de 15.766, tous paliers confondus.
Benbouzid a aussi évoqué «la promotion de l’enseignement de la deuxième langue nationale, tamazight, indiquant que «cela ne doit pas se limiter à certaines wilayas». Pour ce qui est des langues étrangères, il a rappelé que «le français sera dispensé à partir de la 3e année primaire au lieu de la 2e année, comme c’était le cas jusque-là».
Par M. Aziza - Quotidien Oran
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